© INTERNELe passage à la pompe coûtait déjà cher. Cet hiver, selon les informations du Parisien, ce seront le chauffage et l'éclairage qui ponctionneront la tirelire des ménages. Il fallait s'y attendre, avec la fièvre des prix du pétrole, le gaz devrait augmenter de 7 à 9,5%, le 1er novembre prochain. L'électricité, d'environ 3%. Et, à en croire le quotidien, les consommateurs l'ont échappé belle : Gaz de France avait demandé à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) une hausse de 13,5 %.
Selon l'entourage du premier ministre, ce dernier "n'a pas encore été saisi" de ce dossier par Bercy et donc n'a pas encore pu arbitrer. Le minsitère de l'économie restait quant à lui très évasif sur le sujet. "Rien n'est fait ni décidé", y fait-on savoir. La CRE, elle même, assure n'avoir pas été saisie.
Seuil psychologique
Selon le quotidien, le Premier ministre, soucieux de prévenir toute grogne sociale, serait parvenu à convaincre les énergéticiens de ne pas dépasser le seuil psychologique d'une augmentation à deux chiffres. Mais ces six derniers mois, période de référence pour GDF, le pétrole a augmenté de près de 20%. Les clients professionnels et industriels ont déjà subi une hausse de 11,3% à 13,9% au 1er juillet. Ils devraient subir une hausse équivalente début novembre.
Depuis l'augmentation de 3 % de l'électricité en juillet 2003, Jean-Pierre Raffarin s'était systématiquement opposé aux demandes répétées de hausse formulées par l'ancien président d'EDF Roussely et ce, malgré l'appui de Nicolas Sarkozy cet été. Cette fois, le chef du gouvernement n'aura pas pu rejeter la demande du président Pierre Gardonneix - qu'il vient de nommer. Selon le Parisien, le patron a réclamé une revalorisation de 7,5% sur 3 ans.
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