Chacun son médecin traitant

Par S.L, le 04 novembre 2004 à 16h03 , mis à jour le 16 décembre 2004 à 10h10

A partir du 1er janvier, chaque français devra choisir un médecin traitant, spécialiste ou généraliste. La Cnam lance une campagne d'informations pour accompagner la mise en oeuvre de ce dispositif.

stethoscope medecin medecine santé malade (DR) © INTERNE

On connaissait les médecins de famille, de campagne, voici le "médecin traitant". Non pas que ce médecin sera jugé sur la façon dont il "traite" mais parce qu'il servira de référent au patient et aux caisses d'assurance maladie. Dans le cadre de la réforme de l'assurance maladie, la Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie) va mettre en place à partir du 1er janvier le système de médecin traitant. Elle lance en ce moment une campagne d'informations pour préparer ce changement.

En principe, le système n'est pas obligatoire. Mais si le patient refuse de choisir un médecin traitant, il se verra appliquer une majoration de la part non remboursée par la Sécurité sociale. Libre mais à ses frais. C'est le patient qui devra choisir son médecin traitant qui sera soit un généraliste soit un spécialiste. Ce dernier aura cependant le droit de refuser. Le patient devra informer sa caisse d'assurance maladie. "A priori, écrit la CNAM, le médecin traitant est celui qui connaît le mieux le patient". Il jouera le rôle d'un "pivot" : c'est lui qui orientera le patient vers un spécialiste si nécessaire.

Libre de changer

Idem, si le patient ne souhaite pas choisir le spécialiste qui lui a été conseillé, il reste libre mais s'expose là aussi à des majorations. Seule entorse à la règle : il ne sera pas nécessaire de passer par le médecin traitant pour se rendre chez un  pédiatre ou un gynécologue. "Les consultations de contrôle, de prévention ou prévues dans un protocole ne nécessiteront pas d'orientation préalable", précise également la CNAM.

Le patient restera libre de changer de médecin traitant dès qu'il le souhaite. Il lui suffira d'en avertir sa caisse d'assurance maladie. La Cnam espère ainsi rationnaliser les prescriptions et les visites et réduire les dépenses.

Les tarifs pratiqués

-> Généraliste: 20 €
-> Spécialiste "correspondant", après passage par le "médecin traitant" :
- s'il s'agit d'un avis ponctuel (une seule visite): 40 €
- si les soins nécessitent plusieurs consultations : à chaque fois, 27 € en 2005 et 28 € en 2006
-> Spécialiste hors parcours de soins : 32 €chez un spécialiste de secteur 1 (qui respecte les tarifs sécu) ou chez un spécialiste de secteur 2 (à honoraires libres) qui accepte de faire une partie de ses activités en secteur 1 (option dite de "coordination"). Dans ce cas, le patient ne sera remboursé par la sécu que sur la base de 23 € et non de 27 €.

Par S.L le 04 novembre 2004 à 16:03
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