Nicolas Sarkozy devant les parlementaires (2004) © LCIL'un dit non et refuse d'endosser une mesure impopulaire à quelques jours de la fin de sa mission à Bercy, l'autre est favorable à une hausse du prix du gaz et ne veut pas se faire forcer la main par un ministre. Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Raffarin devaient discuter d'une éventuelle hausse des tarifs de GDF jeudi.
Le ministre de l'Economie a fait savoir mercredi qu'il refusait d'accepter la hausse de 8% des tarifs réclamée par le nouveau pdg de Gaz de France, Jean-François Cirelli. Une hausse qu'il a jugée extravagante. A l'argument selon lequel l'an dernier les prix du gaz avaient baissé de 8%, l'hôte de Bercy a répondu : "Justement, ce n'est pas une bonne politique de baisser de 8% une année et d'augmenter de 8% l'année suivante. Il est temps d'arrêter ce yo-yo qui met en cause la confiance des usagers".
Or, le nouveau patron de GDF n'est autre que l'ancien directeur-adjoint de cabinet du Premier ministre. Pour sa part, Jean-Pierre Raffarin, ultime arbitre en la matière, semblerait prêt à accéder à une telle demande. Le Premier ministre dit "attendre les propositions de Bercy". Les tarifs du gaz sont traditionnellement révisés au 1er novembre. Jean-Pierre Raffarin avait rappelé qu'à la différence de l'électricité, dont il a exclu une augmentation "pendant les périodes de froid", le gaz était importé et que son prix dépendait de facteurs externes. Gaz de France révise traditionnellement ses tarifs pour les particuliers les 1er novembre et 1er mai de chaque année.
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