© INTERNEAreva est au seuil d'une importante restructuration. Selon le Comité de groupe européen et la CGT, pas moins de 900 emplois du pôle Transmission et Distribution d'électricité sont menacés de disparition, 500 devraient être externalisés. La direction assure que le "projet n'est pas ficelé", qu'il est trop tôt pour "arrêter un chiffre précis" et promet qu'il n'y aura "pas de licenciement sec". Elle insiste sur son souhait d'établir "un plan de méthode" avec les syndicats "site par site".
Quels sites ? Selon la CGT, seront touchés les établissements de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Villeurbane (Rhône), Mâcon (Saône-et-Loire), Petit Quevilly (Seine-Maritime) et Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Sont aussi concernés plusieurs sites en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Suède et en Belgique. Le groupe Areva compte 75 000 salariés, dont 27 500 pour ses activités T et D et 7000 en France. "Nous ne pouvons pas laisser perdurer une situation mettant en cause la pérennité de l'entreprise avec 45 millions d'euros de pertes au premier semestre 2004", justifie la direction du groupe nucléaire.
A ces suppressions correspond "une croissance de l'emploi […] dans les pays à bas coût de main d'œuvre, et particulièrement en Chine", affirme la CGT. Des délocalisations ? Areva s'en défend : "Il s'agit de nous adapter à la situation européenne, […] ce n'est pas un problème de coûts". "72% de la production du groupe est effectuée en Europe alors que l'Europe ne représente que 27% du marché mondial", assure la direction. Dans le camp syndical, on rejette ces explications. Le comité de groupe européen dénonce la "recherche d'une profitabilité financière déraisonnable". "Les objectifs d'Areva sont très supérieurs aux résultats de ses concurrents directs", estime le comité.
(Image LCI / Archives : des centrales nucléaires)
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