En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Gaymard tente de sauver la baisse des prix

David Straus par avec
le 24 décembre 2004 à 16h12
Temps de lecture
3min
supermarché magasin promo

Crédits : LCI

A lire aussi
EconomieLe gouvernement souhaite que les grandes marques et les hypermarchés se mettent d'accord sur les moyens de diminuer les prix d'1% dès janvier. Après l'échec des négociations jeudi soir, Bercy reconvoque les parties.

Pas question de laisser à nouveau filer les prix. Après l'échec des négociations jeudi entre les grandes marques et les hypermarchés, le ministre de l'Economie, Hervé Gaymard, et celui  du Commerce, Christian Jacob, se sont empressés vendredi de reconvoquer fournisseurs et distributeurs pour de nouvelles discussions "dans les prochains jours".

Sous la pression de l'ancien ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy, les deux parties s'étaient engagées le 17 juin à "une baisse durable des prix" pour le consommateur. Jusqu'à la mi novembre, les prix avaient effectivement diminués de 1,76%. Ils auraient encore pu baisser de 1% dès janvier si les fabricants de produits de grande consommation avaient accepté "une modération tarifaire" ou, plus exactement, le gel, sinon la diminution des prix proposés aux grandes surfaces.

Réforme minée

Pour expliquer leur refus, les producteurs font valoir la hausse de leurs coûts de fabrication, due à la flambée du baril et de matières premières, servant au conditionnement notamment, comme le métal pour les conserves et le plastic pour les boissons et autres barquettes. Dans ces conditions, les grandes enseignes de la distribution s'autoriseront à accroître leurs marges arrières, ces "ristournes" qu'ils obligent les fournisseurs à leur accorder en l'échange d'avantages pas toujours tangibles : place dans les rayons, etc…

Fournisseurs et distributeurs sont d'accord pour réclamer du gouvernement une réforme rapide de la loi Galland, qui interdit notamment les ventes à perte et a eu pour effet pervers de développer le phénomène des marges arrière. Une mauvaise nouvelle pour Jean-Pierre Raffarin qui envisageait de repousser ce chantier miné au second semestre 2005.

(Image LCI)

Commenter cet article

      Nous suivre :
      La vidéo que Gilles Bouleau n’aurait jamais voulu revoir

      La vidéo que Gilles Bouleau n’aurait jamais voulu revoir

      logAudience