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Grève express au Seuil

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le 21 décembre 2004 à 16h11
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EconomieLa crise couvait depuis plusieurs mois : les salariés du Seuil étaient en grève mardi. Ils sont en conflit avec les éditions de La Martinière, propriétaire du Seuil depuis janvier 2004.

C'était en janvier dernier. L'information avait défrayé la chronique dans le petit monde de l'édition. Le petit poucet, La Martinière, 70 salariés, rachetait le géant, Le Seuil (500 salariés). L'union donnait naissance à une filiale commune de distribution, Volumen (70 salariés).

Moins d'un an après, la crise a éclaté. Le personnel du Seuil a décidé mardi matin à une très large majorité de se mettre en grève immédiatement, se disant déterminé à ne pas "subir passivement la mort annoncée du Seuil". L'intersyndicale FO-CGT-CFDT avait convoqué mardi matin une assemblée générale à laquelle ont participé quelque 250 personnes. Les salariés reprendront toutefois le travail mercredi.

Mardi, le personnel a voté sur une motion dénonçant "une trahison de notre éthique commerciale, un appauvrissement de notre diversité éditoriale et un contournement de nos normes sociales, trois raisons de ne plus subir passivement la mort annoncée du Seuil édition-diffusion-distribution". Des salariés ont fait part de leur "exaspération face à la crise qui affecte le groupe Le Seuil depuis plusieurs mois".

"Plus de capital-confiance"

Selon Yves Pagès, éditeur à Verticales (filiale du Seuil), "les gens qui ont acquis Le Seuil sont en train de casser cette entreprise par petits bouts. Il n'y a plus de capital-confiance". Il a précisé qu'à cause des problèmes récents du système de distribution du groupe, le chiffre d'affaires 2004 de Verticales sera "pourri".

Les statuts sociaux du Seuil sont beaucoup plus avantageux que ceux de La Martinière et de Volumen, ont expliqué les délégués syndicaux au cours de l'assemblée générale. "Nous voulons, a dit l'un d'eux, que l'harmonisation sociale se fasse par le haut, que les autres bénéficient de nos avantages sociaux". Mardi matin, dans Libération, Hervé de La Martinière, PDG du groupe, reconnaissait avoir "sous-estimé la difficulté de faire cohabiter deux cultures et deux univers aussi différents que le Seuil et La Martinière".

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