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Le Kremlin siphonne 11% du pétrole russe

David Straus par avec
le 23 décembre 2004 à 12h35
Temps de lecture
3min
Poutine, 1er président russe

Pour la première fois, un président russe, en l'occurence Vladimir Poutine, était invité pour rendre hommage au rôle de l'Armée Rouge sur le front de l'Est. / Crédits : INTERNE

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MondeMercredi, le Kremlin a mis la main, par sociétés interposées, sur la principale filiale du groupe énergétique russe. Vladimir Poutine estime qu'en utilisant des moyens légaux, l'Etat assure ses intérêts, lésés par les privatisations des années 90.

Pour Poutine, la privatisation programmée du géant du gaz russe ne paraît être qu'un juste retour des choses. Après le rachat mercredi par sociétés interposées de la principale filiale de Ioukos, Iouganskneftegaz, le président russe a expliqué que l'empire Ioukos s'était constitué à la faveur de privatisations douteuses au début des années 90 et que l'Etat aujourd'hui ne faisait qu'"utiliser des mécanismes légaux de marché pour assurer ses intérêts". De facto, ce sont 11% de la production pétrolière du pays qui sont passés dans l'escarcelle de l'Etat. En gros, la production de la Libye.

Concrètement, Rosneft, société détenue à 100% par l'Etat russe, a racheté les parts de Iouganskneftegaz à Baïlkalfinansgroup, qui les avait acquises lors d'une précédente vente aux enchères pour 9,35 milliards de dollars. Rien de plus légal, selon Vladimir Poutine. Petit problème, Baïlkalfinansgroup n'est qu'une société écran, cachant sans doute Gazprom, dont le premier actionnaire n'est autre que... l'Etat. Ce montage vise à éviter des sanctions juridiques au niveau international. Ioukos a en effet annoncé son intention de poursuivre tous les participants aux enchères, sur base d'une décision judiciaire américaine interdisant toute vente d'actifs.

Redressement fiscal

Parallèlement, Rosneft et Gazprom se sont engagés dans un rapprochement… Ensemble, les deux sociétés, donc le Kremlin, auraient la mainmise sur le marché énergétique russe. Le numéro deux de l'administration présidentielle, Igor Setchine, un proche de Vladimir Poutine ayant travaillé comme lui dans les services secrets, a été désigné en juillet à la tête du conseil d'administration de Rosneft.

Quant à Ioukos, il aura bientôt perdu sa place de premier producteur énergétique russe, à l'issue d'une vaste campagne judiciaire sans doute inspirée par le Kremlin. Le reste du groupe devrait être soldé par la justice pour éponger une dette fiscale dont la réalité reste douteuse. Mikhaïl Khordorkovski, l'ex-Pdg du géant et son principal actionnaire, risque, quant à lui, une peine d'emprisonnement de plus de 10 ans.

(Image d'archives : Vladimir Poutine)

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