Un million d'amende pour Messier

Par Pascal EMOND, le 07 décembre 2004 à 19h28 , mis à jour le 07 décembre 2004 à 19h32

Un million d'euros, c'est le montant de l'amende infligée par l'Autorité des marchés financiers à Jean-Marie Messier, ainsi qu'au groupe en tant que personne morale. L'ancien PDG de Vivendi Universal fera appel.

Jean-Marie Messier Vivendi Universal portrait © INTERNE

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé mardi une amende d'un million d'euros à l'ancien PDG de Vivendi Universal (VU) Jean-Marie Messier ainsi qu'à VU en tant que personne morale. L'ancien directeur financier du groupe, Guillaume Hannezo, qui était lui-aussi visé par cette enquête de l'AMF, n'a pas été sanctionné. L'enquête, qui portait sur d'éventuelles malversations financières au sein du groupe Vivendi en 2000, 2001 et 2002, avait été ouverte à l'automne 2003 par l'ancienne Commission des opérations de Bourse (COB), fusionnée depuis au sein de l'AMF.

L'AMF a retenu comme griefs contre M. Messier la mauvaise communication sur la trésorerie du groupe en 2002 et la présentation de la dette de 2000. Elle a toutefois écarté une grande partie des charges qui pesaient sur M. Messier, notamment les délits d'initiés présumés et la consolidation des filiales Cégétel et Maroc Télécoms.

"On a fait la moitié du chemin. Plus de la moitié des griefs est abandonnée", a déclaré à l'AFP Me Metzner, avocat de Jean-Marie Messier, qui a annoncé l'intention de son client de faire appel de cette décision.

L'Autorité des marchés financiers a également écarté comme charge une phrase de Jean-Marie Messier prononcée lors d'une conférence de presse le 25 mars 2002 où il avait affirmé: "Le groupe va mieux que bien", estimant que cette phrase, remise dans son contexte, ne s'appliquait qu'au résultat opérationnel et non à la situation nette du groupe.

Outre cette enquête de l'AMF, une information judiciaire est actuellement en cours à Paris dans laquelle Jean-Marie Messier a été mis en examen le 22 juin pour "manipulation de cours, diffusion de fausses informations et abus de biens sociaux". Les juges, tout comme l'AMF mardi, n'avaient pas retenu la qualification de "délit d'initiés".

Par Pascal EMOND le 07 décembre 2004 à 19:28
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