Baisser les impôts, c'est possible

le 10 janvier 2005 à 10h17 , mis à jour le 10 janvier 2005 à 11h07

Malgré les efforts à fournir et une croissance incertaine, le ministre de l'Economie juge réalisable l'objectif de Jacques Chirac de poursuivre la baisse des impôts. En prévision, Hervé Gaymard a gelé environ 7 milliards d'euros de crédits.

déclaration impôt sur le revenu 2003 © INTERNE

Bien sûr, c'est réalisable ! Le ministre de l'Economie Hervé Gaymard a assuré que la promesse du président Jacques Chirac d'une baisse de l'impôt sur le revenu (IR) d'un tiers en cinq ans restait "réalisable". Interrogé sur Europe 1, le ministre a souligné qu'il restait "deux ans et demi avant la fin de la législature". "Il y aura des étapes et éventuellement des accélérations", mais "Jacques Chirac a pris un engagement au début du quinquennat, cela reste notre objectif".

Les taux de l'IR ont successivement été abaissés de 5%, 1% et 3% en 2002, 2003 et 2004, et cette baisse générale a été suspendue en 2005. Pour aboutir à une baisse des 24% restants sur 2006 et 2007, il faudrait consacrer plus de 10 milliards d'euros à la baisse de l'IR en deux ans. Pour financer la baisse des impôts et des charges de la fin du quinquennat, Hervé Gaymard a estimé qu'il fallait "amplifier l'effort de baisse des dépenses publiques" et se "désintoxiquer de la culture de la dépense publique".

Il a réassuré que le chiffre de 3% de PIB de déficit public serait "respecté" en 2005 et que, si une croissance de 2,5% prévue pour 2005, qui "ne lui semble pas aujourd'hui démentie", ne paraissait finalement pas réalisable, on "s'adapterait dans l'année". Il a indiqué que des gels de crédits budgétaires seraient décidés "d'ici la fin du mois", évoquant un "ordre de grandeur voisin" des quelque 7 milliards de l'an dernier.

Les Français dubitatifs

Cinquante et un pour cent des Français ne croient pas à une baisse des impôts en 2006, selon un sondage IFOP publié dans le Journal du dimanche. Parmi les personnes interrogées, ceux qui n'y croient pas se trouvent en premier lieu parmi les sympathisants PS (61%), puis chez les sympathisants Front National-MNR (59%), UDF (50%) et UMP (37%). A l'inverse, parmi les 49% de personnes qui croient à une baisse de l'impôt en 2006, 63% sont sympathisantes de l'UMP, 50% de l'UDF, 41% de l'extrême-droite, et 39% du PS.

le 10 janvier 2005 à 10:17
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