© INTERNEIl n’y a pas que les cheminots qui font grève ce mercredi. Dans le monde de la santé et dans le secteur public, les menaces sur l'emploi et les revendications salariales cristallisent aussi les mécontentements. Plusieurs syndicats de chirurgiens hospitaliers (SCH, CMH, Snam, Symhospriv et UCCSF) ont appelé à la grève pour protester contre "l'abandon des engagements de mise en oeuvre d'un ‘plan chirurgie’" par le gouvernement et pour une revalorisation de 15% de leur rémunération. Résultat : "deux blocs opératoires sur trois fonctionnent au ralenti" depuis ce matin. Les opérations d’urgence seront maintenues. Le mouvement de grève concerne l'ensemble des blocs opératoires des hôpitaux publics et des hôpitaux privés à but non lucratif. Chirurgie Hôpital France estime "à plus de 70% la participation prévue à cette action à Lille, Strasbourg, Lyon, Angers, Amiens, Bordeaux, Brest, Marseille, Nantes, Rennes, Tours, et entre 15 et 60% dans les CHU de Paris".
Egalement aujourd’hui, les électriciens et gaziers ont été appelés à 24 heures de grève par la CGT et à 4 heures de grève par FO, à l'occasion d'un conseil d'administration d'EDF consacré au projet industriel de l'entreprise. La CGT craint que celui-ci ne se traduise par la suppression de 12.000 à 15.000 emplois d'ici la fin 2007. Quelque 12,5% des électriciens-gaziers étaient en grève à la mi-journée, selon la direction - un chiffre calculé sur l'effectif total des deux entreprises.
Jeudi, ce sera au tour des fonctionnaires et des personnels de l'Education nationale de battre le pavé, à la suite de l'échec des négociations salariales fin décembre, mais aussi pour la défense de l'emploi et des missions de service public.
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