© INTERNEDavantage de ménages où aucun des membres ne travaille. Mais davantage aussi où tous les membres travaillent. En 27 ans, la part des ménages français sans emploi a doublé, selon une étude de l'Insee publiée vendredi. Au niveau individuel, la part des personnes en âge de travailler a augmenté grâce à la participation de plus en plus grande des femmes au marché du travail. Entre 1975 et 2002, le taux d'activité des femmes a progressé fortement, passant de 61,2% à 78,6%.
Mais si l'on observe la situation au niveau des ménages et non plus des individus, on constate une polarisation des situations : soit les membres du ménage, un homme et une femme dans le cas d'un couple, travaillent tous les deux, soit aucun des deux ne travaille.
Contrainte
La part des derniers a presque doublé, passant de 6,3% à 12,2%. Les premiers où tous travaillent sont passés de 56,8% à 67,8%. Dans le même temps donc, la part des ménages "mixtes", où certains travaillent et d'autres sont chômeurs ou inactifs a diminué. Ne serait-ce que parce qu'il y a de plus en plus, parmi les ménages, de personnes vivant seules et de familles monoparentales. Au sein des personnes vivant seules, près de 80% avaient un emploi en 2002, mais c'est 10 points de moins qu'en 1975.
Le diplôme joue un rôle dans cette polarisation : l'augmentation des qualifications en 27 ans participe pour un tiers à la progression de la part des couples où chacun a un emploi. Mais, selon l'Insee, alors qu'en 1975 les situations "mixtes" étaient largement choisies, aujourd'hui, l'inactivité est une situation nettement plus contrainte par le chômage".
Photo : archives
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