Les impôts locaux vont flamber

le 20 janvier 2005 à 17h57 , mis à jour le 20 janvier 2005 à 19h08

Le budget 2005 de la plupart des régions prévoit des hausses de la pression fiscale allant de 10% à 50%. Les nouveaux exécutifs régionaux de gauche accusent les transferts de compétence prévus par la décentralisation et non financés par l'Etat.

fiscalité impôts fisc bercy taxe charges

Pour l'instant, seules deux régions ont déjà adopté leur budget : l'Alsace, seule région administrée par la droite avec la Corse, où la hausse de la pression fiscale sera limitée à 3,8%, et le Nord-Pas de Calais, où elle sera de 14%. Dans les autres régions, où le vote du budget interviendra dans les jours et les semaines qui viennent, la tendance est partout à une forte hausse, selon les informations recueillies par les bureaux de l'AFP.

Du côté des plus "sages", on trouve notamment le Limousin, où l'augmentation devrait être limitée à l'inflation, mais aussi Rhône-Alpes (6%), la Lorraine (8,9%), Champagne-Ardennes (8 à 9%), l'Aquitaine (10 à 15%). On devrait en revanche atteindre ou dépasser les 20% de hausse en Midi-Pyrénées (20%), Pays de la Loire (20%), Ile-de-France (23%), Franche-Comté (20 à 30%), Auvergne (30%), Picardie (30%, Provence-Alpes-Côte-d'Azur (30%). En région Centre, l'augmentation ira de 15 à 50%, selon les taxes.

La faute à la décentralisation

La palme revient toutefois à la Bourgogne avec des hausses de 50% des taxes sur le foncier bâti et non bâti, et de 74,56% de la taxe professionnelle, ainsi qu'à Languedoc-Roussillon où le Conseil régional prévoit une hausse "entre 40 et 80%" de la fiscalité.

Les responsables des régions tentent d'expliquer et de minimiser ces hausses. Ramenés en euros par foyer fiscal, les chiffres sont beaucoup moins spectaculaires : 6 euros en moyenne par an en PACA, 1 à 1,2 euro par mois en Picardie, moins de 50 centimes d'euro par mois en Basse-Normandie. Au-delà, les présidents de gauche sont unanimes à souligner qu'une des raisons majeures de la hausse est la non compensation intégrale par l'Etat des charges résultant de la décentralisation. Plusieurs présidents de région n'hésitent pas à parler "d'impôt Raffarin", en rapport avec la décentralisation.

le 20 janvier 2005 à 17:57
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience