
Pour l'instant, seules deux régions ont déjà adopté leur budget : l'Alsace, seule région administrée par la droite avec la Corse, où la hausse de la pression fiscale sera limitée à 3,8%, et le Nord-Pas de Calais, où elle sera de 14%. Dans les autres régions, où le vote du budget interviendra dans les jours et les semaines qui viennent, la tendance est partout à une forte hausse, selon les informations recueillies par les bureaux de l'AFP.
Du côté des plus "sages", on trouve notamment le Limousin, où l'augmentation devrait être limitée à l'inflation, mais aussi Rhône-Alpes (6%), la Lorraine (8,9%), Champagne-Ardennes (8 à 9%), l'Aquitaine (10 à 15%). On devrait en revanche atteindre ou dépasser les 20% de hausse en Midi-Pyrénées (20%), Pays de la Loire (20%), Ile-de-France (23%), Franche-Comté (20 à 30%), Auvergne (30%), Picardie (30%, Provence-Alpes-Côte-d'Azur (30%). En région Centre, l'augmentation ira de 15 à 50%, selon les taxes.
La faute à la décentralisation
La palme revient toutefois à la Bourgogne avec des hausses de 50% des taxes sur le foncier bâti et non bâti, et de 74,56% de la taxe professionnelle, ainsi qu'à Languedoc-Roussillon où le Conseil régional prévoit une hausse "entre 40 et 80%" de la fiscalité.
Les responsables des régions tentent d'expliquer et de minimiser ces hausses. Ramenés en euros par foyer fiscal, les chiffres sont beaucoup moins spectaculaires : 6 euros en moyenne par an en PACA, 1 à 1,2 euro par mois en Picardie, moins de 50 centimes d'euro par mois en Basse-Normandie. Au-delà, les présidents de gauche sont unanimes à souligner qu'une des raisons majeures de la hausse est la non compensation intégrale par l'Etat des charges résultant de la décentralisation. Plusieurs présidents de région n'hésitent pas à parler "d'impôt Raffarin", en rapport avec la décentralisation.
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