© LCILa cellule de veille sur l'économie touristique, réunie jeudi autour des ministres de tutelle, a annoncé qu'elle lançait une réflexion sur les mesures à prendre pour faire face à la catastrophe en Asie, aussi bien à court qu'à moyen terme. Gilles de Robien, ministre de l'Equipement et du Tourisme, a indiqué à la presse à l'issue de la réunion que plusieurs "pistes de travail" avaient été définies "pour les mois à venir". Accompagné notamment du ministre délégué au Tourisme Léon Bertrand, il a cité notamment les problèmes d'assurance des victimes, l'impact économique sur les professionnels et le problème de leurs propres assurances, les aspects moraux de la relance des destinations, la question des alertes sismiques.
Un groupe de travail a été constitué pour réfléchir à la création éventuelle d'un fonds professionnel de solidarité pour de tels événements, notamment en cas de rapatriements. Léon Bertrand a également mis l'accent sur "la nécessité d'une meilleure traçabilité des voyageurs partis par leurs propres moyens", éventuellement avec la création d'une "banque de données". L'idée a aussi été avancée de la désignation lors de l'inscription à un voyage d'une personne à contacter en cas de problème.
Adapter la loi de 1992
Selon les participants, il faudra également adapter la loi de 1992 qui régit l'industrie du voyage et définit sa responsabilité juridique au delà des directives européennes. Selon le président du Snav (Syndicat national des agents de voyages), César Balderacchi, cela entraîne pour les agences des difficultés à s'assurer.
René-Marc Chikli, président de l'Association de tours-opérateurs-Ceto, qui a joué un rôle important dans la gestion de la crise, a jugé "important de respecter le deuil" après la catastrophe et affirmé qu'"aucun touriste ne sera envoyé dans les zones dévastées". "Mais, a-t-il ajouté, il est tout aussi important que le tourisme reparte vers les zones non touchées pour aider ces pays à redémarrer. La pire des choses pour ces destinations, c'est la fermeture", a-t-il souligné, citant notamment les demandes en ce sens du Sri Lanka, pour qui c'est "la meilleure aide après l'aide d'urgence".
Photo d’ouverture : touristes blessés après le raz-de-marée en Thaïlande - DR
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