© INTERNELes prix des produits de marques vendus en grandes surfaces étaient en baisse de 1,97% fin janvier par rapport à juin 2004, selon l'observatoire des prix ECR France. Mais cette baisse n'a pas pour autant relancé la consommation dans les grandes surfaces.
La baisse de 1,97% porte sur les 16.253 produits de marques les plus courants, qui représentent 50% des achats de produits de grande consommation, a précisé lundi ECR France, organisme paritaire industriels-distributeurs. Pour les 4.000 produits les plus en baisse, les prix affichent -4,13%. Ces données montrent l'application effective, mais quatre mois plus tard que prévu, des accords Sarkozy de juin 2004 entre industriels et distributeurs, qui prévoyaient une baisse des prix de 2% en septembre 2004 par rapport à juin . Ils montrent aussi que les prix n'ont pas remontés en janvier et que pour l"instant la "baisse Sarkozy" perdure. Pour mémoire, la baisse atteignait -1,34% le 12 septembre, -1,71% le 31 octobre et -1,76% le 28 novembre. "L'objectif est largement atteint en termes de taux et d'amélioration durable du pouvoir d'achat des consommateurs", se félicite ECR.
En revanche la consommation reste baissière dans les grandes surfaces: en janvier, selon l'enquête mensuelle de la Banque de France, les ventes en volume des hypermarchés (corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables) ont reculé de 1,5% en janvier par rapport à décembre. Les ventes des supermarchés ont elles reculé de 2,2%. "La baisse des prix n'a pas fait repartir les ventes d'un iota dans les grandes surfaces, il n'y a eu que des transferts vers les produits en baisse. Nous avons en fait libéré du pouvoir d'achat que les consommateurs dépensent dans d'autres secteurs, comme la téléphonie ou les loisirs", a commenté un expert de la grande distribution.
Raffarin affiche son optimisme |
Le Premier ministre s'est félicité mardi à Mertzwiller de la baisse des prix à la consommation, en estimant que "l'inflation est maîtrisée". "Nous avons le meilleur chiffre français d'inflation depuis plusieurs dizaines d'années. Nous avons aujourd'hui un investissement industriel qui se tient bien, une consommation qui se tient bien. C'est donc une statisfaction très importante". Il a ajouté que "nous avons toutes les raisons pour rester sur nos hypothèses pour 2005 aussi bien sur la croissance que sur la baisse du chômage, qui, à la fin de ce premier semestre, devrait être très significative et durable". L'hypothèse de croissance pour 2005 est de 2,5%. |
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