Dassault présente son nouveau Falcon

le 15 février 2005 à 15h21 , mis à jour le 15 février 2005 à 16h18

L'avionneur français a présenté mardi à Mérignac son dernier modèle d'avion d'affaire, le Falcon 7X. Dassault Aviation espère en vendre 300 à 400 modèles dans les prochaines années.

[Expiré] [Expiré] Falcon 7X Dassault Aviation © AFP

Un nouveau modèle pour consolider sa position de leader sur le marché de l'avion d'affaires. Dassault Aviation a présenté officiellement mardi son Falcon 7X, dernier modèle haut de gamme. Le constructeur aéronautique espère vendre 300 à 400 exemplaires de ce triréacteur de luxe, au cours des dix à quinze prochaines années, a indiqué son PDG Charles Edelstenne sur le site industriel de Dassault Aviation à Bordeaux-Mérignac.

"Le marché de l'aviation d'affaires est en reprise depuis la fin 2004", a-t-il souligné. Le Falcon 7X a déjà fait l'objet de 50 commandes fermes, dont les deux tiers de clients américains, a indiqué le PDG, précisant qu'il y avait également deux commandes de clients français. Le premier vol du nouvel avion est prévu au printemps 2005, la certification et le début des livraisons aux clients fin 2006.

Plateau virtuel

Le Falcon 7X est proposé au prix de 37 ou 39 millions de dollars, selon les aménagements, soit 10% plus cher que le Falcon 900X, le vaisseau amiral de la gamme actuelle des Falcon. L'Amérique du nord représente 50% du marché, l'Europe 25% et le reste du monde 25% également, selon les estimations du constructeur français. Dans les jets d'affaires haut de gamme, Dassault Aviation occupe une position de leader avec une part de marché de 40%, ses deux concurrents, l'américain Gulfstream (General Dynamics) et le canadien Bombardier se partageant le reste.

Le seuil de rentabilité du programme 7X, qui a nécessité un investissement de 700 millions d'euros, devrait se situer autour de 250 exemplaires, selon un analyste. Le Falcon 7X est le premier avion à avoir été entièrement développé sur un plateau virtuel en utilisant les logiciels informatiques de Dassault Systèmes, sans que le constructeur ait eu besoin d'en produire une maquette ni même un prototype, ce qui a permis de diviser par deux le temps d'assemblage de l'appareil.

le 15 février 2005 à 15:21
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