Ouvrir le dimanche : qui peut, qui ne peut pas ?

Par , le 14 février 2005 à 18h41 , mis à jour le 14 février 2005 à 19h02

En attendant que le Premier ministre tranche entre les deux positions de ces ministres du commerce et de l'Industrie, tf1.fr fait le point sur la règle concernant l'ouverture des magasins le dimanche. Un principe et de nombreuses dérogations.

[Expiré] [Expiré] magasin commerce rue foule pluie vetement © AFP

La règle impose le repos dominical. Et donc, la fermeture des magasins. Et pourtant, chacun a pu constater que, dans certains quartiers, les dimanches ressemblent de moins en moins à… des dimanches. La législation affirme que l'ouverture dominicale des commerces n'est pas autorisée, à l'exception de cinq dimanches par an.

Quid des magasins qui ne respectent pas du tout ce quota ? Il existe des régimes dérogatoires. Ne sont pas concernés par la règle des cinq dimanches, les commerces d'alimentation de détail, les fleuristes, cafés, restaurants et les zones touristiques. Pour la première catégorie, il faut également distinguer les petites, moyennes et grandes surfaces. Les hypermarchés ne bénéficient pas de ce régime spécial. Ce sont donc essentiellement les supermarchés en province qui restent ouverts une partie de la journée, la plupart du temps le matin.

Des "zones touristiques" plus nombreuses

Quant aux zones touristiques, on pense à Paris à la rue Vieille du Temple dans le Marais, au Canal Saint-Martin ou encore aux Champs-Élysées. Mais attention, la définition de ces zones n'est pas toujours très rationnelle. Une seule partie de "la plus belle avenue du monde" est considérée "zone touristique et peut rester ouverte le dimanche. Les stations balnéaires ou de montagne profitent de ce régime spécial de façon saisonnière. Ainsi, les commerces des stations de ski restent ouverts sept jours sur sept pendant la haute saison mais pas le reste de l'année. Ces zones sont déterminées par les préfectures.

Christian Jacob, ministre délégué au Commerce et aux PME, réticent à la stigmatisation de l'ouverture des commerces le dimanche, est en revanche favorable à une refonte de ces zones. "Elles pourraient être élargies et plus nombreuses", affirme-t-on au cabinet du ministre. En revanche, des ouvertures systématiques reviendraient à tuer le petit commerce. Depuis plusieurs années, le suédois Ikea brave l'interdit chaque semaine. "Il préfère payer l'amende que de rester fermé"… L'argument de Christian Jacob sur la concurrence déloyale des grandes chaînes n'est sans doute pas mensonger.

Par Sophie Lutrand le 14 février 2005 à 18:41
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience