Raffarin veut baisser les prix de 5%

le 18 février 2005 à 17h10 , mis à jour le 18 février 2005 à 17h48

Le Premier ministre a déclaré vendredi qu'il souhaitait que la réforme de la loi Galland aboutisse à une baisse des prix de 5%. Il s'est par ailleurs prononcé contre l'ouverture des magasins le dimanche.

Raffarin mat

Sarkozy s'était fixé pour objectif une baisse des prix de 2%, le Premier ministre hausse la barre et vise les 5%. Jean-Pierre Raffarin a déclaré vendredi au Perreux, à propos de la future réforme de la loi Galland, qu'il se fixait "l'objectif d'une possibilité de baisse des prix de 5%, à financer sur les marges des distributeurs, c'est-à-dire sur la coopération commerciale". Ce dernier a précisé qu'il ne fallait pas que la distribution demande à ses fournisseurs de financer cette baisse des prix. Il a jugé qu'il fallait "un équilibre entre les prix et l'emploi" et pas "de ventes en dessous de seuils prédateurs".

Leclerc en ligne de mire

Le Premier ministre a ajouté qu'il fallait définir précisément la coopération commerciale, c'est-à-dire les prestations ou avantages commerciaux réclamés par les distributeurs aux industriels pour mettre en avant leurs produits dans les rayons. "Cette coopération commerciale a un joli nom, mais les attitudes ne sont pas toujours jolies, jolies, c'est pas toujours très clair", a lancé le Premier ministre.

Le Premier ministre a également tranché sur la question de l'ouverture des magasins le dimanche. Entre la volonté de permettre d'avantage de flexibilité de Patrick Devedjian et la crainte de Christian Jacob de voir les chaînes de distribution s'engoufrer dans la brèche et tuer le petit commerce, Jean-Pierre s'est rangé derrière la position de ce dernier. Il a déclaré vendredi qu'il n'y avait "pas de raison de changer la réglementation sur l'ouverture des magasins le dimanche", Jean-Pierre Raffarin et qu'il était hostile à l'ouverture dominicale des "hypermarchés et grandes surfaces". S'en prenant, sans les nommer, aux Centres Leclerc, le chef du gouvernement a critiqué "certaines enseignes qui font des campagnes avec l'image de la violence et de la brutalité", de la "matraque". "S'ils veulent baisser les prix, ils n'ont qu'à mettre l'argent de la publicité dans la baisse des prix", a-t-il lâché.

le 18 février 2005 à 17:10
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