© AFPLa chasse au gaspi et aux actes injustifiés. La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) souhaite mieux contrôler les actes prescrits par les médecins et les comportements des usagers. Chez les médecins, il s'agira de contrôler "les dépenses de soins liés à la prise en charge à 100% des patients en affections de longue durée (ALD, comme le cancer, diabète), les indemnités journalières non justifiées, les conditions de prises en charge des statines (médicaments anti-cholestérol)", a indiqué Pierre Fender, médecin conseil national adjoint de la Cnam. La "justification médicale des transports en ambulance" sera aussi dans le collimateur, ainsi que "le respect de la tarification des actes médicaux, les pratiques dangereuses et les fraudes", a poursuivi Pierre Fender.
Cellule de ... 5 personnes
Chez les assurés, les contrôles concerneront "les indemnités journalières non justifiées, les consommateurs abusifs et les fraudes", a-t-il dit. Pour les établissements, les contrôles porteront sur la "tarification à l'activité", nouveau mode de financement qui entre en vigueur au 1er mars dans les cliniques privées. S'agissant des fraudes, qui sont "une petite minorité", la Cnam veut "mieux s'organiser, mieux dépister les types de fraudes et renforcer les contrôles systématiques et ciblés".
A cet effet, une cellule nationale de 5 personnes, mise en place dans les prochaines semaines, assurera le suivi des actions locales engagées par les caisses primaires et centralisera les informations. L'assurance maladie, voulant privilégier la prévention à la répression, va mener une campagne d'information pendant les prochains mois pour "prévenir plutôt que d'avoir à guérir", a souligné le directeur de la Cnam Frédéric van Roekeghem.
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