© INTERNEL'Union européenne se préoccupe du sort des passagers aériens. La multiplication des compagnies à bas prix, le recours aux charters et le développement de la vente de billets en ligne a changé la donne ces dernières années. En vigueur demain ou en projet, voici un passage en revue des principales mesures.
Surréservation, annulations et retards. Si elles ont loué plusieurs fois les mêmes places et ne peuvent embarquer des passagers, les compagnies aériennes devront leur verser une indemnité nettement plus importante que ce qui existait déjà : de 250 euros pour des vols de moins de 1500 kilomètres à 600 euros pour les vols de plus de 3500 km. En outre, elles devront prendre en charge repas et hébergement et, bien entendu, proposer une nouvelle solution de vol.
Annulation et retards. Les annulations donneront également lieu à des dédommagements, outre le remboursement des billets. Les retards seront aussi mieux indemnisés. Sauf si les compagnies peuvent faire la preuve qu'elle ne sont pas responsables. Chaque Etat membre devra créer un organisme chargé de traiter les plaintes. En France, ce sera la Direction générale de l'aviation civile. Cette réglementation entre en vigueur jeudi.
Identité de la compagnie. La Commission européenne souhaite, d'ici 2006, que les passagers soient informés de l'identité de la compagnie qui les transporte dès la conclusion du contrat à l'agence de voyage, mais surtout en cas de changement ultérieur. Cette proposition, qui doit encore recevoir l'aval du Parlement et des ministres de l'UE, est formulée 13 mois après la catastrophe de Charm-el-Cheikh. "Si nécessaire, avec l'accord des Etats membres, la Commission est prête à faire dresser la liste et le niveau de sécurité des compagnies", propose mercredi matin le vice-président de la Commission, Jacques Barrot, dans le Parisien.
Handicapés. La Commission envisage aussi d'imposer aux gestionnaires d'aéroports et aux compagnies aériennes de fournir aux personnes à mobilité réduite "une assistance gratuite dans les aéroports et à bord des avions". "Nous recevons de plus en plus de plaintes de personnes à mobilité réduite (handicapés, personnes âgées ou souffrantes, enfants...) à qui l'on refuse le transport ou la réservation : c'est inadmissible", explique Jacques Barrot dans le Parisien.
Coût. Jacques Barrot estime, dans le Parisien, que "la hausse pourrait être au maximum d'un euro par billet". Il considère que le surcoût est déjà pris en compte par la société qui font de l'ensemble de ces services un argument commercial.
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