Bussereau au secours du vin

le 23 mars 2005 à 21h03 , mis à jour le 23 mars 2005 à 21h12

Le ministre de l'Agriculture a annoncé mercredi, lors du congrès de la FNSEA, le déblocage de 3,5 millions d'euros en 2005 pour aider les vins français à l'exportation.Dominique Bussereau a tenté de rassurer des congressistes remontés contre les conditions d'applications de la réforme de la PAC.

viticulteurs vins raisin vigne vignoble © lci

De quoi booster le vin français à l'étranger. Le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau a annoncé mercredi soir le déblocage en 2005 de 3,5 millions d'euros pour aider la "filière viticole" française "sur les marchés étrangers", à l'issue de la première journée du 59e congrès de la FNSEA, au Mans. La somme sera versée dans le cadre des mesures du Partenariat national pour le développement des industries agroalimentaires. "Ce plan sera présenté en mai et constituera un accélérateur des exportations de la filière viticole étrangères", a précisé Dominique Bussereau.

Accord de la commission européenne

Le ministre de l'Agriculture s'exprimait devant des congressistes très remontés contre les conditions d'application de la réforme de la PAC (Politique Agricole Commune) qui s'appliquera en France complètement à partir du 1er janvier prochain. Dominique Bussereau leur a assuré que les livrets sur les règles de "conditionnalité" pour toucher les aides communautaires "seront intégralement refaits en 2006 dans un souci de simplification". Le ministre a d'autre part soutenu que la Commission européenne lui avait donné son accord pour que le paiement de l'aide directe laitière soit à nouveau effectué, comme en 2004, à partir du 16 octobre.

Des primes plus tôt

De plus, la prime au maintien de troupeau de vache allainte (PMTVA) et la prime à la brebis et à la chèvre (PBC) seront versées à partir du 1er novembre et non à partir du 1er décembre comme cela avait été intialement annoncé.

Jean-Michel Lemétayer, devrait être réélu président de la FNSEA jeudi 31 mars, a demandé à Dominique Bussereau de remonter "à la charge à Bruxelles" et de "parler fort". Car "sur la qualité de l'écoute, Bruxelles, c'est pire que le professeur Tournesol !", a-t-il affirmé s'adressant à un ministre, passionné par l'oeuvre d'Hergé, qui lui a répondu qu'il n'avait pas envie de "ressembler à Séraphin Lampion".

(Image d'archives/DR)

le 23 mars 2005 à 21:03
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