© INTERNELe chômage s'est accru de 0,5% en février, soit 12 800 demandeurs d'emploi supplémentaires, ce qui porte leur nombre à 2.481.100, selon les statistiques du ministère du Travail publiées jeudi. En janvier, sa progression avait déjà été marquée, à 0,7%. Le taux de chômage au sens du Bureau International du travail est inchangé à 10,1% de la population active.
"On n'a pas de bons chiffres, comme on s'y attendait", a reconnu le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher. "Dans une conjoncture du marché du travail toujours très hésitante, il n'y a pas de créations d'emplois dans le secteur marchand", déplore le ministre. "Le problème, c'est qu'on ne crée pas assez d'emplois pour absorber la croissance démographique jusqu'en 2006", a-t-il résumé.
"Engagement intenable"
Invité sur Europe 1 jeudi, le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a estimé que l'engagement de Jean-Pierre Raffarin d'une baisse du chômage de 10% en 2005 ne serait "probablement pas tenu précisément sur les chiffres annoncés". "Je pense en revanche que le deuxième semestre 2005 verra une amélioration très significative", a ajouté le ministre.
Le Premier ministre a réaffirmé jeudi dans un communiqué qu'il prévoyait "une réduction significative du chômage en 2005", malgré la hausse observée en février. Il a ajouté que les "hausses récentes de l'euro et du pétrole" n'étaient "pas de nature à entraver durablement la croissance". Le Premier ministre a également annoncé la tenue d'un séminaire gouvernemental sur l'emploi le 7 avril.
Reconnaissant qu'il s'agissait d'"un très mauvais chiffre", le ministre délégué à l'Industrie, Patrick Devedjian, a néanmoins considéré jeudi sur RMC que l'objectif fixé par Jean-Pierre Raffarin pourrait être atteint, notamment grâce à "un grand projet de développement des services à la personne".
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