Les cours du pétrole s'enflamment

le 09 mars 2005 à 19h56 , mis à jour le 09 mars 2005 à 20h13

Malgré de bonnes nouvelles des stocks américains, le prix du brut a franchi de nouveaux records historiques mercredi. Parmi les facteurs qui contribuent à cette flambée des cours : une demande mondiale toujours forte, sans hausse prévisible des capacités de production.

wall street bourse finance © INTERNE

Les prix du pétrole se sont hissés à de nouveaux records historiques mercredi à New York et à Londres. A New York, le baril de light sweet crude pour livraison en avril a atteint un nouveau record historique à 55,70 dollars le baril, battant leur précédent record inscrit le 25 octobre à 55,67 dollars. A Londres, le Brent de la mer du Nord a franchi les 54 dollars le baril pour la première fois de son histoire, grimpant jusqu'à 54,05 dollars.

Le marché a ainsi tourné le dos aux chiffres des stocks américains pourtant bien meilleurs qu'attendu. Dans son rapport hebdomadaire publié mercredi, le département américain de l'Energie (DoE) a constaté un bond de 3,2 millions de barils (Mb) des stocks de brut, à 302,6 Mb, lors de la semaine achevée le 4 mars. L'Institut américain du pétrole (API), privé, a signalé une hausse encore plus importante, de 6,25 Mb, à 304,30 Mb. Ces chiffres sont largement au-dessus des prévisions des analystes, qui tablaient sur une hausse de 1,7 Mb de ces stocks.

Le pétrole à 45 dollars le baril jusqu'en 2006 ?

Mais les marchés sont toujours dopés par les incertitudes internationales, et ne voient pas dans l'immédiat de baisse de la demande pétrolière, ni de hausse prévisible des capacités de production. Parmi les facteurs de soutien, les analystes citent ainsi les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, gros producteur d'or noir, au sujet de l'arme nucléaire, de même que la fermeture, mardi, à la suite d'une fuite de condensat, de la plateforme Draugen en mer de Norvège, qui produit 120.000 barils par jour.

Un autre facteur clef est l'extrême vigueur de la demande pétrolière, qui accroît la pression sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour qu'elle maintienne un haut niveau de production. Le cartel devrait ainsi maintenir ses quotas de production inchangés à 27 Mbj lors de sa prochaine réunion le 16 mars à Ispahan, en Iran. Le Koweït, l'Iran, le Venezuela et l'Indonésie se sont déjà prononcés dans ce sens. Dans son rapport mensuel, mardi, le DoE a prédit une croissance d'environ 2,5% de la demande mondiale en 2005 et 2006, en pronostiquant un cours du brut à New York au-dessus de 45 dollars "ou plus haut" jusqu'en 2006.

Photo d'ouverture : archives

le 09 mars 2005 à 19:56
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