
Et un, et deux, et trois. En 2004, la France a, pour la troisième année consécutive dépassé la limite de 3% du PIB de déficit public tolérée par le Pacte de stabilité et de croissance, selon les données transmises mardi à la Commission européenne par l'Insee. Il avait été de 3,2% en 2002 et 4,2% en 2003. En 2004, il s’établit à 3,7%. Jusqu'à présent, le gouvernement tablait sur un déficit de 3,6%.
Par ailleurs, dévoile l'Insee, la dette publique de la France a fortement augmenté en 2004 pour atteindre 65,6% du PIB, après 63,9% en 2003, très au-dessus du seuil de 60% imposé par les critères européens de Maastricht.
2,9% en 2005 ?
La France s'est engagée à revenir à 2,9% en 2005. Objectif que sera atteint «grâce notamment à la stabilisation des dépenses de l'Etat et à la maîtrise des dépenses de santé, permise par la mise en oeuvre de la réforme de l'assurance maladie" a déclaré Bercy dans un communiqué. Mais nombre d'analystes demeurent sceptiques quant à sa capacité à repasser sous la barre des 3% dès cette année. Le nouveau ministre des Finances Thierry Breton, qui a déclaré vouloir inscrire son action dans la continuité de celle de ses prédécesseurs Francis Mer, Nicolas Sarkozy et Hervé Gaymard, va devoir tenter de concilier dans le budget 2006 la baisse des impôts promise par le président Jacques Chirac et la réduction des dépenses de l'Etat.
Le déficit public (solde des comptes de l'Etat, des administrations de sécurité sociale, des collectivités locales et des organismes divers d'administration centrale) au sens de Maastricht s'est établi à 59,8 milliards d'euros, contre 65,8 mds en 2003. Il est notamment alimenté par le déficit de la Sécurité sociale, de 13,8 milliards d'euros contre 9,6 en 2003. Les collectivités locales ont aussi accru leur besoin de financement à 2,2 milliards d'euros contre un excédent de 0,5 milliard en 2003. En revanche, le besoin de financement de l'Etat a été ramené à 51,5 milliards d'euros, contre 62,3 milliards en 2003.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




