Les revendications en ce 10 mars cristallisent tous les mécontentements : ici, pour la défense des services publics © DRBernard Thibault (CGT) : "Les manifestations sont aujourd'hui plus importantes que le 5 février, avec de très nombreux arrêts de travail, comme nous le souhaitions. Ça confirme le niveau de mécontentement et aussi l'urgence de réponses concrètes aux revendications concernant temps de travail et pouvoir d'achat. Il faut des résultats précis et rapides en matière de négociations salariales, l'ouverture de négociations de branche, plus aucun salaire dans les entreprises en-dessous du niveau du Smic. Le Medef refuse ? Il faut que le gouvernement intervienne pour qu'on ait des négociations sérieuses en matière d'évolution salariale et qu'il rouvre des négociations salariales dans la fonction publique".
François Chérèque (CFDT) : "Aujourd'hui, nous lançons un appel fort au gouvernement : ‘pas question de toucher aux 35 heures’. Nous les défendrons à la fois au plan national et dans les entreprises. Le deuxième message, c'est qu'il y a un problème de pouvoir d'achat, dans le public comme dans le privé, il est temps que le gouvernement s'en rende compte. Le conseil de négocier que Jean-Louis Borloo donne aux branches professionnelles, il doit aussi le donner à Renaud Dutreil dans la fonction publique".
Jean-Claude Mailly (FO) : "La mobilisation est plus importante que le 5 février, réelle dans tous les secteurs du privé (…). Il y a une vrai solidarité public-privé. (…) Les revendications salariales, notamment, sont largement partagées et forment une priorité. Le gouvernement doit donc l'entendre et le patronat s'exprimer. Les profits sont en hausse, il faut voir désormais comment on les repartit".
Gérard Aschieri (FSU) : "J'en appelle au gouvernement pour qu'il ne se contente pas de dire qu'il écoute mais fasse des gestes. Il ne peut pas se barricader et laisser passer le cyclone. Il y a une aspiration profonde de la société à un changement de politique. Dans la fonction publique, le minimum des minimum c'est que la hausse des salaires comble l'inflation en 2005".
Annick Coupé (Solidaires) : "Cette journée montre que l'opposition entre public et privé n'a pas lieu d'être. Il y a partout les mêmes inquiétudes sur le pouvoir d'achat et l'emploi. Le gouvernement doit immédiatement rouvrir des négociations salariales dans la fonction publique et organiser une rencontre entre tous les partenaires sociaux sur le pouvoir d'achat, les gains de productivité et le partage des richesses".
Alain Olive (Unsa) : "La pire des choses serait que le gouvernement joue le pourrissement. La balle est désormais dans son camp. (…) Il faut que le président de la République ou le Premier ministre prenne une initiative forte, notamment en rencontrant les syndicats en bilatérales. Il faut également un geste significatif dans la fonction publique pour le pouvoir d'achat. Une hausse de 3% du point permettrait de détendre l'atmosphère. Dans le secteur privé, il faut que le gouvernement se donne les moyens de faire pression sur le Medef pour que les négociations s'ouvrent".
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