© LCILa chute mortelle du haut d'une passerelle d'une hôtesse d'Air France à Orly et la mise à pied d'un agent qui avait suivi, avait causé un remous social important il y a quelques jours. Le mouvement spontané des salariés avait été en quelque sorte cautionné par un rapport de l'inspection du travail qui mettait en cause la sécurité des escaliers autotractés lors des escales d'Air France. Le Parisien de lundi s'est procuré un autre rapport, celui du directeur régional du travail, qui disculpe la compagnie aérienne franco-néerlandaise.
"Le respect des procédures de sécurité existantes aurait suffi à éviter l'accident du 1er février", y affirme Patrice Sumely, l'auteur de cette note de huit pages. Il ajoute cependant que "certaines procédures comme la communication entre le sol et le personnel naviguant avant le retrait des moyens d'accès, la composition des équipes et le guide sont à perfectionner".
L'inspecteur du travail accusé
"Avant la fermeture des portes la sécurité des personnes présentes sur la plate forme dépend essentiellement du facteur humain", souligne-t-il. L'agent de piste, "n'a pas fait appel à la réserve mobilisable en cas de problèmes", précise-t-il. Onze personnes peuvent être appelées à la rescousse. Et d'insister: "Le jour de l'accident, l'équipe de piste [composée de deux personnes] est complète, si l'on se réfère aux usages".
Outre le soutien à la direction d'Air France, Patrice Sumely dénonce "la méthode" utilisée par l'inspecteur du travail, auteur du premier rapport, qu'il accuse d'avoir accentué "la dimension conflictuelle du dossier", et contribué "au durcissement des positions adoptées par les parties". Restent à venir, selon le journal, l'enquête d'un autre inspecteur du travail et les conclusions de l'enquête judiciaire. Le parquet de Créteil avait ouvert mardi 22 février une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire".
(Image d'archive)
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