
Pas question de revenir sur la journée de solidarité. Alors que cette mesure est contestée jusque dans la majorité, Jean-Pierre Raffarin a déclaré mercredi à Lyon que le gouvernement maintiendrait "le dispositif (…) pour le lundi de Pentecôte". Jeudi matin, Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement, l'a répété, tout en indiquant que cette journée permettra de financer "l'équivalent d'une maison de plus par département et par an" pour les personnes âgées dépendantes ou les personnes handicapées.
Selon le Premier ministre, "les deux milliards d'euros, qui seront mobilisés cette année grâce à la journée nationale de solidarité, sont déjà prévus pour venir en aide aux personnes handicapées d'une part, aux personnes dépendantes et aux personnes âgées d'autre part". Le porte-parole du gouvernement a rappelé qu'"un travail d'évaluation serait fait" après le lundi de Pentecôte. "C'est la première année, c'est normal qu'il y ait des problèmes de rodage", a-t-il observé.
A six semaines du jour fatidique et après un test en demi-teinte dans le Gard le lundi de Pâques, parents et syndicats d'enseignants sont montés au créneau contre le lundi de Pentecôte travaillé, en début de semaine. La FCPE a même appelé à ne pas envoyer les enfants à l'école ce jour-là, estimant qu'ils ne sont pas salariés, et la FSU a demandé au Premier ministre qu'il revienne sur cette mesure, tout en réservant sa position sur le boycott. L'Unsa est tout aussi virulente, jugeant la mesure "inefficace économiquement et ne pouvant servir qu'à déstabiliser l'école".
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