Thierry Breton sera "intraitable" sur la dépense

le 02 mars 2005 à 16h29 , mis à jour le 02 mars 2005 à 22h31

Le nouvel hôte de Bercy s'est exprimé pour la première fois mercredi devant les députés. Thierry Breton a stigmatisé l'héritage laissé par la gauche et déclaré qu'il n'y avait pas une "seconde à perdre pour l'économie de notre pays". Le soir-même sur France 2, il a promis des "indicateurs simples" sur la situation économique pour "rendre des comptes aux Français".

Thierry Breton interviewé au 20 heures de France 2 © France 2

Nicolas Sarkozy se proposait de gérer le budget de la France comme un bon père de famille, Hervé Gaymard invitait les Français à se "désintoxiquer de la dépense publique", le nouveau ministre de l'Economie, a lui déclaré qu'il serait "intraitable sur la dépense publique".

Thierry Breton se lançait dans le grand bain mercredi en faisant ses premiers pas à l'Assemblée nationale, aux côtés du Premier ministre. Intraitable sur la dépense publique donc, "de façon à pouvoir libérer des marges de manœuvre pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat des Français, pour la croissance, pour l'innovation". "Je veux avec l'ensemble des collègues du gouvernement, l'ensemble des agents de mon département ministériel, aider la France à retrouver la confiance", a ajouté l'ancien PDG de France Télécom.

Breton promet des "indicateurs simples"

"Il n'y a pas une seconde à perdre pour l'économie de notre pays", a-t-il encore dit. Le ministre a estimé que la dette publique, qui s'est élevée à 1.065,7 milliards d'euros en 2004, était un "héritage", suscitant un certain brouhaha dans les rangs des députés de l'opposition. "1980, 90 milliards d'euros pour l'Etat. Cette année 1.066 milliards d'euros. Voilà l'héritage qui est le nôtre", a déclaré M. Breton. "La confiance, c'est aussi avoir des paramètres clairs. Ces paramètres, je m'engage à vous les proposer, à vous rendre des comptes (...) dans le sens de l'amélioration de l'emploi, notamment avec mon collègue (le ministre de la Cohésion sociale) Jean-Louis Borloo".

Invité le soir-même du 20 heures de France 2, le nouveau ministre de l'Economie, tout en reprenant presque mot son intervention devant les députés, a promis par ailleurs que le déficit public serait "en dessous" de la limite des 3% du Produit intérieur brut imposée par le Pacte européen de stabilité, en 2005 et en 2006. "Je prends ce pari et je suis sûr qu'on le tiendra", a martelé Thierry Breton. Il s'est engagé à maintenir les baisses d'impôts : "il est indispensable que nous prenions les dispositions et on les prendra. Je vais m'atteler à ce dossier". Il a promis enfin de mettre au point rapidement une "batterie d'indicateurs simples" sur la situation économique pour pouvoir "rendre des comptes aux Français tous les six mois".

Photo d'ouverture : Thierry Breton mercredi soir au 20 heures de France 2 - DR

le 02 mars 2005 à 16:29
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