
101 ans après la sortie de sa première voiture, le constructeur automobile britannique MG Rover a annoncé vendredi qu'il se plaçait sous administration judiciaire, première étape de la faillite. "Tout le monde savait qu'un partenariat avec SAIC (firme chinoise Shanghai Automotive Industrial Corporation), était crucial pour l'avenir de MG Rover", a souligné Patricia Hewitt, secrétaire britannique au Commerce et à l'Industrie. "Finalement, SAIC a fait savoir qu'il n'était pas confiant dans la solvabilité future de MG Rover, et que pour cette raison il n'y avait pas de perspective raisonnable d'accord", a-t-elle indiqué.
Le lancement par MG Rover des procédures de mise en faillite implique que des administrateurs financiers vont prendre le contrôle de la firme et évaluer ses actifs et ses dettes en vue d'une éventuelle liquidation. Le gouvernement travailliste a promis vendredi une aide d'urgence de 40 millions de livres (56 millions d'euros) pour les fournisseurs de MG Rover. Jeudi, Rover a arrêté sa production dans sa principale usine à Longbridge, près de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, où sont employées quelque 6.100 personnes.
Pas assez solvable
Pour tenter d'assurer l'accord avec SAIC et d'éviter la perte d'emplois, le gouvernement britannique avait souligné que son offre d'un prêt relais de quelque 100 millions de livres (146 millions d'euros) était toujours sur la table. SAIC, pour sa part, a indiqué qu'un tel prêt relais n'aurait pas dissipé leurs inquiétudes". Selon le porte-parole de SAIC cité par PA, la firme chinoise avait toujours souligné que MG Rover devrait être solvable pour au moins deux ans pour qu'un partenariat puisse être conclu. "Un tel financement a fait défaut. SAIC ne peut rien faire. Il ne peut pas y avoir d'accord", a conclu le porte-parole chinois.
Rover, qui avait produit sa première voiture en 1904, avait été racheté par BMW en 1994, mais le constructeur allemand, lassé par les pertes et les problèmes de productivité, s'était retiré en 2000. La firme avait alors été sauvée de la fermeture par un groupe d'hommes d'affaires britanniques.
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