© LCI"Souvenons-nous de 2003, de la canicule, dans un formidable geste de solidarité on décide de faire le sacrifice d'un jour férié pour nos aînés, pour les handicapés, tout le monde est d'accord". "Et puis après, quand on arrive au pied du mur, qu'est-ce que j'entends ? 'Touche pas à mon jour férié'. Est-ce que c'est vraiment digne ? ", a questionné Thierry Breton mardi sur Europe 1. Un ton moralisateur qui ne devrait pas être du goût des syndicats dont certains ont d'ores et déjà appelé à une journée de grève.
Force Ouvrière, qui a réaffirmé son opposition à la suppression du lundi de Pentecôte comme jour férié, "discute avec les autres organisations syndicales des modalités d'une journée d'action, qui pourrait être le 16 mai ou un autre jour", a déclaré lundi à la presse son secrétaire général, Jean-Claude Mailly. FO rejoint ainsi la CFTC, la première à appeler à la grève le lundi de Pentecôte, et la CGT, où Bernard Thibault veut en faire "une journée de revendication" sur les salaires et le temps de travail dans les entreprises.
2,1 milliards d'euros
Dans un communiqué, l'Union nationale des syndicats autonomes juge que "le financement de la dépendance et la prise en charge de l'autonomie méritent autre chose que cette mesure dogmatique qui pénalise les salariés".
Le ministre du Budget Jean-François Copé a déclaré dans une interview à Paris Match que "le lundi de Pentecôte travaillé rapportera 2,1 milliards d'euros" en 2005. 850 millions d'euros seront destinés aux personnes âgées, 400 à la prestation autonomie et 850 aux handicapés, détaille-t-il. "Pour ceux qui s'inquièteraient, poursuit-il, la garantie figure noir sur blanc dans la loi que la totalité du produit sera affectée à une caisse de solidarité indépendante du budget de l'Etat."
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