La grève se poursuit à la SNCM

le 25 avril 2005 à 21h02 , mis à jour le 26 avril 2005 à 15h51

Malgré les engagements pris lundi soir par le gouvernement, les marins CGT de la SNCM ont voté la poursuite du mouvement. Les bâtiments de la société sont bloqués depuis maintenant quinze jours.

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Une lueur d'espoir était perceptible lundi soir après des discussions jugées "positives" entre les marins CGT de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM) et le secrétariat d'Etat à la Mer. Mais cet espoir de sortir du conflit aura fait long feu, les marins CGT ont voté mardi matin la poursuite de la grève, qui est entrée  dans son quinzième jour, jugeant "insuffisants" les engagements pris par le gouvernement. Le résultat de ce vote a été annoncé par le délégué CGT des marins de la SNCM Marc-Antoine Ferro.

La veille, à Paris, une délégation des marins CGT de la compagnie publique de navigation avait été reçue au secrétariat d'Etat à la Mer pendant près de sept heures. Selon les pouvoirs publics, le gouvernement a pris des engagements écrits "importants" envers les marins de la SNCM notamment sur le Registre international français (RIF), voté récemment, et sur un calendrier de négociations. Le secrétariat d'Etat a notamment confirmé l'engagement que le RIF assimilé par les marins CGT à un pavillon de complaisance ne serait pas applicable pour les navires de passagers desservant la Corse et l'Afrique du nord.

"Ce n'est pas gagné du tout"

"Comment amender la loi ? Ce n'est pas gagné du tout", a estimé pour sa part Marc-Antoine Ferro qui a réclamé également "des engagements plus précis sur la pérennisation de l'entreprise". Les marins grévistes ainsi que l'ensemble des syndicats CGT portuaires se sont par ailleurs rassemblés mardi en fin de matinée sur la place de la Joliette, non loin du siège de la SNCM. Ils devaient rejoindre dans le centre ville de Marseille un cortège de salariés de diverses entreprises en difficultés de la région.

En grave difficulté financière, la SNCM est sous le coup d'un plan de redressement prévoyant 210 suppressions d'emplois. Jeudi, son PDG Bruno Vergobbi avait évoqué le risque d'une cessation de paiements rapide et avait chiffré à "plus de trois millions d'euros" les pertes depuis le début du conflit. La SNCM a rouvert son siège lundi à Marseille où les sédentaires ont repris le travail, mais la grève se poursuit à bord des navires toujours bloqués à quai, selon la direction.

Photo d'ouverture : navire de la SNCM bloqué à quai, entouré par la fumée des affrontements grévistes-CRS, la semaine passée - DR

le 25 avril 2005 à 21:02
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