"Le 16 mai reste la journée de solidarité"

le 28 avril 2005 à 08h02 , mis à jour le 28 avril 2005 à 22h47

Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé jeudi, après réunion en séminaire de son gouvernement, que la suppression du lundi férié de Pentecôte sera maintenue, sauf accord dans les entreprises sur une autre date. Il a défendu le principe de la journée de solidarité, "appel à la fraternité entre toutes les Françaises et tous les Français".

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Pas question de revenir sur la décision de fixer la "journée de solidarité" au 16 mai soit le lundi de Pentecôte. Jean-Pierre Raffarin l'a réaffirmé jeudi à l'issue du séminaire gouvernemental consacré à cette question. En dehors des accords éventuels et possibles dans les entreprises, qui ont le choix "à tel ou tel autre moment de l'année", le Premier ministre reste ferme, et ce malgré l'hostilité grandissante des Français et les nombreux appels à la grève : "quand il n'y a pas d'accord, la loi dit que c'est le 16 mai la journée de solidarité". Il s'agit d'une "loi votée par le Parlement" et "je demande à ce que la loi soit appliquée par tous, c'est une pratique républicaine" a ajouté Jean-Pierre Raffarin.

Les appels des syndicats ne semblent donc pas entendus par le gouvernement. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault souhaitait jeudi matin sur RTL un "instant de lucidité" de la part du gouvernement. Face à la controverse, un certain nombre de collectivités (départements, régions, municipalités) mais aussi d'entreprises publiques et privées ont pourtant décidé de maintenir chômée cette journée. "Il va de soi que nous allons évaluer l'ensemble de cette mobilisation", via une mission présidée par le député UMP Jean Leonetti, qui "nous permettra de définir les modalités de l'année 2006", a redit ce jeudi le Premier ministre. Mais cette "réforme struturelle", décidée après la canicule meurtrière de l'été 2003 (plus de 15.000 morts) et censée rapportée deux milliards d'euros par an, "se veut durable", a-t-il prévenu.

"Un acte de générosité de la société française"

"La journée nationale de solidarité est un appel à la fraternité entre toutes les Françaises et tous les Français. C'est un acte de générosité de la société française pour elle-même, pour son avenir", a estimé Jean-Pierre Raffarin. "Les salariés travaillant une journée de plus dans l'année participeront ainsi, sans qu'ils aient eux-mêmes à verser de l'argent, au financement d'une action d'envergure. Que ces salariés soient dans le secteur privé ou public, c'est leur employeur seul qui paiera une contribution pour financer l'action en faveur des personnes dépendantes" via les cotisations supplémentaires dégagées par cette journée, a-t-il martelé.

Ces deux milliards d'euros - 1,2 milliard pour les personnes âgées et 800 millions pour les handicapés - seront "affectés, avec une extrême rigueur, contrôlée par la Cour des comptes, à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie", qui sera officiellement installée le 2 mai et "veillera" à ce que cet argent "aille directement aux personnes qui en ont besoin". Matignon a précisé qu'une "campagne d'information" sur le lundi de Pentecôte travaillé serait diffusée à partir de la semaine prochaine dans la presse écrite.

Les Français donnent leur avis... en partant en week-end

Les réservations pour le week-end de Pentecôte sont "deux fois plus nombreuses que pour les autres week-ends de mai" (pont de l'Ascension exclu), selon le site de voyages en ligne Expedia.fr, qui précise que "parmi ces voyageurs, plus d'un sur deux ne rentre que le lundi soir".

(Photo : Jean-Pierre Raffarin- LCI)

le 28 avril 2005 à 08:02
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