© INTERNELe projet d'accord sur la prévention des conflits et la continuité du service en cas de grève dans les transports urbains a du plomb dans l'aile. Aucun des six syndicats de la branche n'a accepté de signer cet accord. Du coup, le patronat des transports urbains de province (UTP) se voit "contraint de retirer" son projet. L'UTP "regrette vivement" que les syndicats "n'aient pas accepté la démarche proposée visant à développer le dialogue social en cas de conflit et à atténuer les effets des grèves pour les usagers des transports publics". Il "espère que dans un avenir aussi proche que possible, les efforts engagés depuis quatre mois par les uns et les autres pour aboutir permettront la reprise d'un dialogue nécessaire sur un sujet de cette importance".
L'UTP, qui compte 170 adhérents pour 42.000 salariés, avait donné aux six syndicats du secteur jusqu'à mardi à 23h59 pour répondre par courrier à ce projet d'accord de branche, négocié depuis décembre, qui prévoit, à l'image des dispositifs en place à la SNCF et la RATP, un processus de prévention des conflits. En échange, le patronat s'était engagé à accorder davantage de moyens aux organisations syndicales. Le deuxième volet, le plus controversé, propose de "concilier l'exercice du droit de grève et la qualité de service aux utilisateurs".
Le secrétaire général de la branche urbaine de la CFDT-Transports, Guy Vermeesch, a déclaré que son syndicat n'allait pas signer le texte "dans l'état actuel", se disant néanmoins "prêt à reprendre les négociations" avec le patronat. La CFTC a dénoncé de même l'accord de Union des transports publics (UTP), soulignant "le peu d'intérêt du patronat urbain pour la prévention des conflits, et une volonté à peine voilée de laisser le gouvernement légiférer pour mettre en place le 'service maximum' " souhaité par le ministre des Transports, Gilles de Robien. La CGT et FO Transports, les deux premiers syndicats du secteur, avaient déjà fait savoir qu'elles ne signeraient pas. Du côté de la la CFE-CGC Transports, son président, Gilles Bonnefoi, se disait, avant le retrait du projet; "partagé quoique plutôt penchant en faveur d'une non-signature". La FNCR minoritaire ne s'était pas exprimée.
Photo d'ouverture : archives
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