© INTERNEAprès 11 heures de négociations, les partenaires sociaux semblent être tombés d'accord sur une convention de reclassement personnalisé (CRP). La version définitive du texte prévoit que la CRP, destinée aux salariés licenciés économiques dans les entreprises de moins de 1000 salariés, dure huit mois, avec 80% du salaire brut les trois premiers mois puis 70% les cinq suivants, et des actions de formation et/ou d'accompagnement vers le retour à l'emploi.
"C'est un bon compromis qui place bien le demandeur d'emploi au centre du dispositif", s'est réjoui le chef de file de la délégation patronale, Denis Gautier-Sauvagnac, à la sortie de la réunion, peu après 3h30 mardi. "Nous n'avons enregistré aucune prise de position négative. Personne n'a dit qu'il refusait le texte", a-t-il souligné. La CFTC a indiqué avoir donné un "avis plutôt favorable", tandis que la CFDT portait "une appréciation plutôt positive" et que FO exprimait un "avis favorable et positif".
La CFE-CGC a indiqué qu'elle ne se prononcerait pas avant la réunion de son prochain bureau "dans 15 jours", et la CGT a indiqué qu'elle n'arrêterait pas sa position avant sa commission exécutive le 21 avril. L'ensemble des confédérations se prononcera formellement entre le 11 et le 21 avril.
Pour FO, Jean-Claude Quentin a fait part de sa satisfaction, notamment sur le fait que "les mesures d'accompagnement fassent l'objet d'une convention spécifique avec l'Etat" et qu'"une ligne budgétaire soit isolée dans le budget de l'Unedic" pour financer la CRP. Satisfaction aussi à la CFTC, "parce que l'accompagnement pourra être de qualité, les salariés licenciés vont bénéficier d'une certaine sécurité financière", a estimé Gabrielle Simon, pour qui cette CRP "va constituer un socle sur lequel s'appuieront les dispositions du rapport Sabeg (sur le contrat intermédiaire) pour les bassins d'emploi sinistrés".
Le début des négociations avait été parasité par cette question. Le rapport Sabeg avait été commandé par le ministre de la Cohésion sociale pour créer un contrat intermédiaire dans les bassins d'emploi les plus défavorisés. Certains syndicats, en particulier la CFE-CGC, craignaient qu'un dispositif basé sur ce rapport ne fasse concurrence à la CRP.
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