Suppression de 130 emplois chez Smart

le 04 avril 2005 à 16h33 , mis à jour le 04 avril 2005 à 18h14

Alors que le groupe germano-américain, Daimler-Chrysler, connaît de graves difficultés, le site français de production de la Smart va devoir se séparer des intérimaires et des CDD.

cabrio smart automobile consommation economie © INTERNE

Le tribut français aux déboires de la Smart serait de 130 emplois. Alors que le plan de restructuration impliquant la suppression de 700 emplois a été dévoilé vendredi à Francfort par Daimler Chrysler, le site français devrait supprimer 130 emplois, selon les syndicats. Environ 60 intérimaires et une cinquantaine d'ouvriers employés à durée déterminée (CDD) seraient touchés par la restructuration, a fait savoir la direction aux représentants du personnel lors d'un forum social, selon un délégué syndical CGT.

L'Etat français "responsable"

Une vingtaine d'employés à contrat à durée indéterminée (CDI) parmi les cadres et les techniciens, seraient en outre concernés par les suppressions d'emplois en 2005. Pour 2006, une vingtaine de suppressions d'emplois supplémentaires sont envisagées. Ces chiffres doivent être officiellement présentés au personnel lors d'un CE fin avril.

Parmi les emplois précaires qui ne seraient pas renouvelés en 2005 figurent ceux qui avaient accepté d'être redéployés à Rastatt en Allemagne en juillet 2004, dans ce qui avait été présenté à l'époque comme un moyen d'éviter le chômage technique. Pour Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle, l'échec de la Smart en France est "la conséquence du refus du gouvernement de prendre des mesures sérieuses pour réduire la pollution automobile". Le sénateur a déploré que des amendements ayant proposé des mesures fiscales en faveur des petites voitures peu polluantes aient été rejetés par le gouvernement.

Daimler-Chrysler lâché par les investisseurs ?

Le constructeur germano-américain DaimlerChrysler va connaître mercredi une assemblée générale (AG) houleuse, plusieurs fonds d'investissement s'apprêtant à refuser de donner leur quitus au directoire. Depuis la fusion entre Chrysler et Mercedes-Benz en 1998, la valeur boursière de l'entreprise a été divisée par deux. Et les mauvaises nouvelles se multiplient actuellement pour DaimlerChrysler, qui a annoncé coup sur coup la semaine dernière le plus gros rappel de l'histoire de la marque Mercedes (1,3 million de véhicules), et un plan de restructuration de grande ampleur dans la filiale déficitaire Smart. Le patron de DaimlerChrysler rejette sur les sous-traitants une partie des problèmes de qualité chez Mercedes, sans citer toutefois l'équipementier allemand Bosch, responsable d'une série de problèmes techniques qui ont perturbé la production récemment dans la filiale allemande.

le 04 avril 2005 à 16:33
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