Vers une nouvelle grève à Orly ?

le 14 avril 2005 à 21h15 , mis à jour le 14 avril 2005 à 21h19

Selon le syndicat Sud aérien, l'agent de piste mis en cause lors de l'accident qui a causé la mort d'une hôtesse en février a été licencié par Air France. Une grève spontanée avait suivi sa mise à pied. Pour Sud, "il faut s'attendre à un conflit en milieu de semaine prochaine".

passerelle avion Air France Orly voyage passager aéroport © LCI

Selon un communiqué du syndicat Sud-Aérien, auquel appartient l'agent licencié, "L'agent de piste, jugé seul coupable de l'accident par le président Spinetta lui-même, vient de recevoir sa lettre de licenciement sans préavis ni indemnités". Mis en cause par la direction d'Air France dans le cadre d'un accident qui, le 1er février, avait causé la chute d'une hôtesse de 35 ans, décédée le lendemain, l'agent avait été mis à pied par la direction deux semaine plus tard. Il s'en était suivi une grève spontanée des agents de piste de la compagnie à Orly du 18 au 22 février, qui avait causé l'annulation de nombreux vols durant un week-end de départ en vacances.

La direction d'Air France, interrogée par l'AFP a confirmé qu'"une lettre avait bien été envoyée" à l'agent, "l'entreprise ayant pris sa décision". Elle a ajouté que l'agent pouvait introduire un "recours grâcieux" auprès de la direction et disposait de dix jours pour le faire.

Dans son communiqué, SUD Aérien a ajouté vouloir mettre "absolument tout en oeuvre pour dénoncer et faire annuler ce déni de justice patronale" et appelle "l'ensemble des personnels et des organisations syndicales pour une riposte commune à la hauteur de cette injustice". Contactée par l'AFP, Julie Corbeau, de Sud-Aérien, indique que des contact intersyndicaux vont avoir lieu vendredi "dans les différents secteurs de la compagnie": "Il faut s'attendre à un conflit en milieu de semaine prochaine", selon elle. Selon une source aéroportuaire, la situation était "calme" jeudi en début de soirée.

Au tribunal de Créteil, l'enquête judiciaire est toujours en cours. Selon Sud-Aérien, l'agent de piste n'a pas encore été entendu par le juge d'instruction. Le 23 février, l'inspecteur du travail Laurent Garouste avait jugé indispensable dans une note qu'Air France sécurise les escaliers autotractés lors des escales, moyennant notamment l'intervention d'une personne supplémentaire en position de "vigie", revendication avancées par les syndicats. Le PDG d'Air France Jean-Cyril Spinetta, avait jugé lui les points évoqués "pas pertinents par rapport à l'accident lui-même".

le 14 avril 2005 à 21:15
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