AGF : un agent aurait détourné 18 millions d'euros

le 24 mai 2005 à 10h23 , mis à jour le 24 mai 2005 à 13h47

Un agent général des AGF a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une affaire d'escroquerie qui a lésé près de 140 personnes. Cet agent aurait détourné près de 18 millions d'euros.

AGF siège La défense assurance

Un agent général des AGF a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une affaire d'escroquerie, a indiqué lundi Louis de Montferrand, directeur général adjoint d'AGF. Patrick Brisset, agent général AGF depuis 1988 et courtier qui possédait quatre agences, est sous contrôle judiciaire et une enquête de la brigade financière est en cours, a indiqué Louis de Montferrand lors de l'assemblée générale des actionnaires du groupe.

Selon Jean-Philippe Thierry, PDG de l'assureur AGF (Allianz), Patrick Brisset est soupçonné d'avoir détourné près de 18 millions d'euros dans une vaste et longue escroquerie qui a lésé près de 140 personnes. M. Brisset, qui n'a pas été jugé et bénéficie encore de la présomption d'innocence, a démissionné de son mandat d'agent général le 24 février dernier. L'assureur a "déposé tous les recours et plaintes nécessaires", a poursuivi J.P Thierry. "En ce qui concerne son activité en tant qu'agent général AGF, (...) je vous affirme que notre maison assume ses responsabilités et fera face à ses engagements", a assuré M. Thierry.

En revanche, les AGF étudient les dossiers "au cas par cas" lorsque l'agent agissait en sa seule qualité de courtier. Sur les 136 dossiers, 110 sont réglés, affirme le groupe. La plupart des clients ont souhaité signer un nouveau contrat avec les AGF tandis que les autres ont obtenu un chèque "du montant de leur préjudice réel". Un "dispositif exceptionnel" a été mis en place notamment pour aider les personnes lésées à constituer leur dossier afin de les indemniser rapidement. Le groupe examine chaque dossier avec "la plus grande attention afin de ne pas se rendre complice d'actions frauduleuses", comme le blanchiment d'argent. Selon M. de Montferrand, M. Brisset "a fait miroiter des rendements parfois invraisemblables" et "les clients lésés ne peuvent se prévaloir de cette promesse" dans le calcul des compensations.

le 24 mai 2005 à 10:23
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