"Aucune guerre commerciale" entre la Chine et l'Europe

le 05 mai 2005 à 13h12 , mis à jour le 05 mai 2005 à 15h30

Le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a déclaré jeudi qu'il n'y a "aucune sorte de guerre commerciale" entre l'Europe et la Chine sur les exportations textiles. Il a prôné la "prudence" à l'issue de son entrevue à Paris avec le ministre chinois du Commerce Bo Xilai.

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La réunion s'est déroulée dans une "excellente atmosphère". La commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a rencontré jeudi, à Paris, le ministre chinois du Commerce Bo Xilai à propos des exportations de textiles. A l'issue de son entrevue, Peter Mandelson a déclaré : "Il n'y a aucune sorte de guerre commerciale sur les exportations textiles" et il n'est "pas question de crise diplomatique"

"Je suis prudent et j'adhère aux règles de l'OMC, que je suivrai". "Je ne prendrai aucune action précipitée", a-t-il déclaré, reconnaissant que "la hausse substantielle des exportations chinoises" créait "des difficultés à court terme". Peter Mandelson a confirmé que l'Union menait une enquête sur les conséquences sur neuf types de textiles, et que si "la situation de l'une d'entre elles est plus critique", il existe "une possibilité de prendre une action rapide", mais qui sera basée "sur des preuves, des faits".

Pas de "retour en arrière"

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont entamé fin avril des procédures pouvant conduire à limiter les importations de vêtements et tissus fabriqués en Chine, à la demande de leurs producteurs menacés par les arrivages massifs de textiles chinois depuis la fin des quotas le 1er janvier. "C'est l'impact éventuel qui sera pris en compte, et non la hausse des exportations elle-même", a souligné le commissaire, qui a dit ne pas vouloir "un retour en arrière".

De son côté, Bo Xilai a déclaré que la Chine se montre "prudente". "Nous voulons seulement voir une augmentation modérée des exportations de textiles, et non une hausse exagérée", a-t-il dit. Pour lui, la montée en flèche de ces exportations après la suppression des quotas est un effet "à court terme, de transition".

"Complémentaires plus que concurrentes"

"La Chine a déjà pris l'initiative de dix mesures spécifiques qui commencent à produire leurs effets", a-t-il ajouté, dont des mesures douanières et fiscales, faisant état d'une "baisse des exportations en mars" qui, selon lui, devrait se poursuivre en avril et mai. Il a également mis en avant la "sincérité" de la Chine et fait valoir que "la Chine est encore un pays en développement et que sur 90% des produits du commerce international, elle n'est pas compétitive.

Concernant plus spécialement la France, après le voyage de Jean-Pierre Raffarin en Chine et la prochaine visite en Chine du ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian, il a estimé que les deux économies sont "complémentaires plus que concurrentes". Le ministre chinois devait rencontrer Pascal Lamy, ancien commissaire européen au Commerce, et candidat à la direction de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

(Photo : un atelier de textile chinois/archives/DR)

le 05 mai 2005 à 13:12
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