Baisse des loyers : info ou intox?

Par Isabelle BOUSSAGUET, le 23 mai 2005 à 17h28 , mis à jour le 23 mai 2005 à 19h21

Le Parisien annonçait lundi matin un "coup d'arrêt à l'envolée des loyers" invoquant une stagnation voire une baisse des tarifs. Un avis que le président de la FNAIM Paris et Ile-de-France ne partage pas tout à fait.

immobilier immeuble parisien

En voilà une bonne nouvelle ! En ouvrant leur quotidien, les lecteurs du Parisien ont découvert un article consacré aux prix des logements. Et pas des moindres : l'article en question annonce fièrement une baisse des prix des loyers à Paris mais également en province, à Lille, Marseille ou Bordeaux. D'après le quotidien, "un virage s'amorce lentement mais sûrement au profit des locataires" et "la durée de vacance des appartements atteignant plusieurs mois, les bailleurs sont peu à peu réduits à diminuer leurs loyers". Tous les experts interrogés dans l'article sont d'accords avec cette analyse. Henry Buzy-Cazaux, directeur général de Foncia explique que "les loyers n'augmentent plus (…) mais dans la plupart des cas, ils s'affichent carrément à la baisse". "Les prix restent élevés mais l'inflexion est incontestable" ajoute Guy Scemama, directeur de l'agence Caraudrey. Pour illustrer ces dires, une infographie commente le prix des loyers au m2 dans chacun des arrondissements de Paris. Ainsi, une baisse a été remarqué dans le VIIIème, IXème, XVIème et XVIIIème arrondissements. Dans tous les autres, les loyers se sont stabilisés. Ce même phénomène est également observé en Ile-de-France.

Pour avoir la confirmation de cette information qui ne passe pas inaperçue,  tf1.fr a contacté Marcel Ricard, président de la FNAIM de Paris et Ile-de-France. "Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le titre du Parisien qui s'avance trop, a-t-il commenté. Il n'y pas de "coup d'arrêt à l'envolée des loyers" mais un ralentissement de la demande locative". Ce phénomène serait donc normal puisque la pénurie des biens à louer connue il y a deux ans, et les facilités de crédits qui existent désormais, ont poussé les locataires à se tourner vers l'achat.

Certes, des appartements loués auparavant en 3 jours peuvent mettre 2 semaines aujourd'hui à trouver un locataire, et les agences ont davantage de biens à proposer à leurs clients. Cependant, d'après la FNAIM, aucune "baisse générale" n'est pour l'instant observée.

Par Isabelle BOUSSAGUET le 23 mai 2005 à 17:28
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