La canicule de 2003 hypothèque les finances françaises

le 09 mai 2005 à 10h32 , mis à jour le 09 mai 2005 à 11h18

Plus de 7000 communes ont demandé à être reconnues victimes de catastrophe naturelle suite à la canicule de l'été 2003. Si l'Etat accédait à leurs demandes, le montant des indemnités s'élèverait à 3,5 milliards d'euros selon Le Figaro.

Médiathèque de la Commission européenne © INTERNE

La canicule de l'été 2003 n'est pas encore qu'un mauvais souvenir pour les finances de l'Etat. Selon un rapport que s'est procuré Le Figaro, la facture pourrait s'élever à 3,5 milliards d'euros, avec une mise à contribution de l'Etat pouvant atteindre un milliard si ce dernier acceptait de répondre favorablement aux 7.300 communes ayant déposé une demande de reconnaissance d'état de catastrophe naturelle. "Un dossier miné qui présente de lourds enjeux politiques, juridiques et financiers", écrit Le Figaro sur la base d'une note provisoire de la mission interministérielle relative aux catastrophes naturelles.

"Le risque financier global pourrait atteindre près de 3,5 milliards d'euros, dont 60 à 70% seraient supportés par la Caisse centrale de réassurance (CCR) elle-même", indique le document. Dans ce cas, ajoute le document transmis à Jean-Pierre Raffarin, la CCR se retournerait vers l'Etat ou l'appellerait en garantie. Il devrait alors débourser un montant compris entre "500 millions à un milliard d'euros". Cela signifierait que la facture de la seule canicule 2003 serait plus élevée que ne l'ont été "sur la période 1989-2000, les coûts des dommages aux bâtiments causés en France par la sécheresse du sol pour l'ensemble du marché", évalués à 3,2 milliards", selon cette note.

Pour le moment, sur les 7.377 communes ayant déposé une demande, 2.412 ont reçu un avis favorable et "911 autres ont vocation à être reconnues éligibles". Il resterait donc 4.000 dossiers auxquels le gouvernement aurait dans un premier temps décidé de ne pas donner de suite avant de faire machine arrière "sous la pression des élus locaux et du ministère de l'Intérieur". Leur traitement serait au coeur des discussions actuelles. "Plus l'Etat sera chiche, plus il risque de heurter l'opinion publique et les élus. Plus l'Etat se montrera généreux, plus les coûts seront élevés", écrit le quotidien.

le 09 mai 2005 à 10:32
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