Les kiosquiers parisiens en grève

le 30 mai 2005 à 07h00 , mis à jour le 30 mai 2005 à 19h31

Réclamant une hausse de 5% de leur commission, les kiosquiers parisiens ont entamé lundi un mouvement d'une semaine. Les grévistes ont bloqué un moment l'imprimerie du Monde à Ivry, retardant la sortie du quotidien au lendemain du référendum.

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Plus de 140 diffuseurs de presse parisiens, kiosques ou magasins, sont entrés en grève lundi, au lendemain du référendum sur la Constitution européenne, pour exiger une augmentation de 5% de la commission qu'ils touchent sur les ventes ainsi qu'un réglage des flux. Deux syndicats de diffuseurs de presse (kiosquiers, libraires), le Syndicat national des diffuseurs de presse (SNDP) et le Syndicat national de la librairie et de la presse (SNLP) ont appelé à une "semaine d'action", se disant "contraints, pour faire aboutir (leurs) légitimes revendications, de fermer (leurs) points de vente du 30 mai au 5 juin".

Environ 10% des points de ventes à Paris se sont déclarés participants au mouvement. Les grévistes ont bloqué un moment l'imprimerie du Monde à Ivry (Val-de-Marne), ce qui a retardé la sortie du quotidien au lendemain du référendum sur la Constitution européenne. Plusieurs quotidiens ont organisé des ventes à la criée de leur titre pour pallier la fermeture des kiosques, comme Le Monde, qui a mobilisé une trentaine de personnes, le Figaro ou Libération. La section messageries NMPP du Syndicat général du Livre et de la Communication écrite (SGLCE) s'est déclarée "solidaire avec les kiosquiers".

"Un contexte économique difficile pour les éditeurs"

Le SNDP et le SNLP estiment que leurs revendications, malgré leurs "incessantes démarches auprès du gouvernement, du Conseil supérieur des messageries de Presse, des éditeurs et des messageries, n'ont pas été entendues" et expliquent que les kiosquiers en ont assez de travailler 12 à 14 heures par jour pour un salaire jugé très médiocre. Selon les Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP), "la profession depuis plusieurs mois, travaille sur des solutions concrètes concernant les flux et la rémunération des diffuseurs". De même, "les éditeurs travaillent à améliorer la commission des diffuseurs spécialistes de presse. Les sommes en jeu sont importantes, alors que le contexte économique est difficile pour les éditeurs", selon les NMPP.

Le lancement de cette grève ce lundi ne devait rien au hasard. Un lendemain d'élection est traditionnellement synonyme pour la presse de ventes élevées. La vente sur Paris (tous points de vente) représente 6% des ventes de magazines et 15% des quotidiens vendus par les NMPP.

Photo d'ouverture : archives

le 30 mai 2005 à 07:00
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