© INTERNELa gronde des chirurgiens français ne sera retombée que quelque mois. Plusieurs miliers d'entre eux, regroupés au sein du collectif Chirurgiens de France, ont annoncé mercredi qu'ils s'exileraient en Angleterre à partir du 10 mai si le gouvernement ne se décidait pas, d'ici là, à appliquer l'accord signé en août dernier.
A l'été 2004, le collectif avait déjà menacé d'un "exil symbolique" des chirurgiens français vers l'Angleterre pour protester contre l'explosion des primes d'assurance. L'opération avait finalement été annulée après la conclusion, le 24 août 2004, d'un accord doté d'une enveloppe de 52 millions d'euros, entre le ministre de la Santé et les représentants de la profession, sur les tarifs et le montant des primes d'assurance.
"Les accords chirurgicaux signés le 24 août étaient destinés, selon les propres termes du ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, à être un signe fort de soutien pour que notre pays conserve le haut niveau de compétence de sa chirurgie", relève le collectif. "Il fallait sauver la chirurgie pour le plus grand bénéfice des patients", poursuit Chirurgiens de France, qui déplore que "8 mois après leur signature par le ministre de la Santé, les caisses d'assurance maladie et les syndicats médicaux, ces accords ne sont toujours pas appliqués".
Rendez-vous gare du Nord le 10 mai
"Les chirurgiens ont eu tort de faire confiance au ministre-médecin : les promesses d'un traitement n'ont jamais guéri personne, et les chirurgiens, trahis, sont ulcérés", prévient le collectif. Selon celui-ci, "d'importantes perturbations vont survenir dans le fonctionnement des équipes opératoires en France", à partir du 10 mai. Au moins 3.000 chirurgiens arrêteront leur activité pour manifester leur colère. Et "1.000 chirurgiens se retrouveront à partir de 9h00 sur le quai de la Gare du Nord pour un exil en Angleterre", menace Chirurgiens de France, qui attend l'application immédiate des accords signés.
Photo : image d'archives
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