© INTERNEUne allocation parentale d'éducation (APE) d'un an au lieu de trois, mieux rémunérée, à partir du troisième enfant, pour mieux concilier vie parentale et professionnelle. Voilà la principale proposition d'un rapport remis mardi au gouvernement avant la Conférence de la famille.
Le montant de cette APE courte serait compris "entre 700 et 1.000 euros" par mois, a déclaré le président de l'Union nationale des associations familiales (Unaf) Hubert Brin, en remettant son rapport au ministre de la Famille Philippe Douste-Blazy.
555.000 foyers
Cette proposition "mérite d'être approfondie", a estimé le ministre qui a rappelé que la Conférence de la famille aura lieu "après le référendum du 29 mai, fin juin". "Etre éloigné du monde du travail pendant une période aussi longue (trois ans maximum aujourd'hui), surtout pour une mère de famille en difficulté et fragilisée sur le plan professionnel, n'est pas de nature à faciliter leur intégration dans le monde de l'emploi", a-t-il détaillé.
L'APE (actuellement accessible aux parents de deux enfants au moins dont un de moins de trois ans), permet de s'arrêter de travailler pendant trois ans maximum pour élever ses enfants et est aujourd'hui d'un montant de 512,64 euros mensuels pour un arrêt total d'activité (taux plein), 338,96 euros pour un mi-temps ou moins, et 256,34 euros pour un travail allant de 50% à 80% d'un plein temps.
L'APE est perçue par quelque 555.000 foyers et attire en priorité les femmes les plus jeunes et les moins qualifiées, qui ont été confrontées à un surcroît de difficultés à leur retour sur le marché du travail, selon une étude parue mardi.
Voici les autres principales propositions contenues dans le rapport "Enjeux démographiques et accompagnement du désir d'enfant des familles" |
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