© INTERNELa campagne souffre d'une pénurie de médecins. Les symptômes : "Dans les toutes prochaines années, le nombre de médecins en France diminuera sensiblement, et sur une très longue période de 20 à 30 ans, la densité médicale diminuera encore plus. On peut craindre ainsi que les zones aujourd'hui en souffrance le seront encore plus et que d'autres vont les rejoindre", alerte le rapport de la commission de la démographie médicale remis officiellement mercredi au ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy. Et le professeur Yvon Berland qui a présidé la commission d'insister : "Il y a nécessité de prendre des mesures qui fidélisent les jeunes médecins dans des zones déficitaires", les zones rurales ou périurbaines".
Face à ce mal, Philippe Douste-Blazy a établi son ordonnance. Et de prescrire trois remèdes, "trois propositions majeures". Il a ainsi confirmé le relèvement du numerus clausus à 7.000 étudiants en 2006 - "un maximum pour l'instant", contre 6.200 cette année. Deuxième solution : le lancement d'une campagne de communication pour mieux informer les médecins et étudiants "sur les mesures financières facilitant l'installation dans les régions sous-médicalisées".
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Troisième antidote : fidéliser les étudiants en médecine dans leur région de formation", afin d'avoir une "meilleure répartition régionale". Actuellement, l'examen national classant pour les étudiants en 6e année est décidé au niveau national, et se décline par facultés sans nécessaire adéquation avec les besoins locaux. D'où l'idée de découper la France en sept inter-régions, où les postes proposés correspondront aux besoins de chaque inter-région. Chaque étudiant aura la possibilité de s'inscrire à l'examen classant de 3 inter-régions et s'engagera à exercer dans la région de ses études.
D'autres mesures proposées par le rapport, comme l'exercice regroupé en maison médicale de garde, seront soumises à concertation. Le ministre souhaite qu'un plan d'ensemble sur la démographie des professionnels de santé soit établi "avant fin 2005". Réagissant à la publication du rapport, les syndicats de médecins et d'internes se sont réjouis de l'absence de mesures coercitives, mais ont demandé au gouvernement de passer à l'action.
(Philippe Douste-Blazy/archives/DR)
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