© AFPUne société d'installation de poteaux et de câbles téléphoniques, Constructel, sous-traitante de France Télécom, emploie une centaine de salariés portugais en France, notamment à Valence, sous contrat portugais, a-t-on appris mercredi auprès de l'entreprise et de syndicats. Constructel, société de droit français filiale d'une société portugaise, Vasabeira, a démarré son activité en France au deuxième semestre 2003, et dispose de chantiers dans le sud-est et le centre de la France, selon la direction, qui précise employer environ 100 salariés sous contrat de travail portugais et 50 sous contrat français.
"C'est légal et c'est prévu dans les règles communautaires", a déclaré le directeur commercial de Constructel, Luis Cunha. "Il y a la possibilité d'avoir un détachement des moyens opérationnels d'un pays à un autre pendant une période de deux ans. La période de deux ans est en train de se terminer, et nous sommes en train de faire basculer les salariés qui veulent se maintenir en France sous des contrats français", a-t-il affirmé.
60 heures par semaine
"Tout est illégal là-dedans", a dénoncé un membre de la direction départementale du Parti communiste à Valence, Jean-Pierre Basset. "L'entreprise doit embaucher les salariés aux conditions sociales du pays d'accueil, tandis que ceux-là sont embauchés aux conditions du pays d'envoi", a-t-il dit. "La directive Bolkestein (sur la libéralisation des services) n'est pas encore applicable", a ajouté Jean-Pierre Basset.
Les salariés sous contrat portugais sont payés entre 1.300 et 1.500 euros par mois mais travaillent jusqu'à 60 heures par semaine, a déclaré Claude Caumel, délégué du personnel Sud-PTT à France-Télécom dans le Languedoc-Roussillon, où est également implanté Constructel. La direction de Constructel a assuré de son côté que les conditions de travail des salariés embauchés sous contrat portugais étaient avantageuses puisqu'ils disposaient de primes diverses.
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