STMicro : les syndicats craignent une saignée en France

Par D.S. (avec AFP), le 17 mai 2005 à 09h25 , mis à jour le 18 mai 2005 à 18h30

Selon la CGC, le fabricant de semi-conducteurs pourrait supprimer 900 postes en France. STMicroelectronics a annoncé lundi un plan de restructuration portant sur 3000 de ses 50.000 emplois dans le monde.

STMicroelectronics semiconducteurs © lci

STMicroelectronics, dont 16,3% du capital sont détenus par l'Etat français, pourrait supprimer 900 emplois sur ses sites en France, selon la CGC du Rousset dans les Bouches-du-Rhône, où le fabricant de semi-conducteurs possède une importante usine. Lundi, le groupe a annoncé un plan de restructuration portant sur 3000 de ses 50.000 emplois dans le monde. La moitié de ces 3000 postes sont en réalité délocalisés en Asie.

Le plan de réduction des effectifs en France du fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics sera "finalisé et présenté dans un délai d'un à deux mois", a annoncé STM mardi dans un communiqué. "Dans l'attente des prochaines précisions, toute déclaration relative au nombre d'emplois potentiellement concernés en France, et a fortiori sur tel ou tel site français en particulier, doit être considérée comme purement spéculative", précise le groupe dans ce communiqué.

Selon la CGC, STMicroelectronics considère "la France comme une zone de production à coûts élevés au même titre que l'Italie". "L'absence d'investissement dans la technologie dite '8 pouces' sur le site de Rousset" alimente les peurs, d'autant "que la direction s'y était engagée". "L'Europe est en ligne de mire de la direction", a dénoncé pour sa part la CGT en jugeant "scandaleux que les Etats français et italien, actionnaires déterminants de ST et pourvoyeurs de subventions, cautionnent la politique de la direction".

Tout en dollars

Le plan annoncé lundi intègre la fermeture programmée depuis 2003 de l'usine de Rennes. Plusieurs centaines de postes ont déjà été supprimés ou sont en passe de l'être. 350 autres emplois seront supprimés du fait du désengagement de la société de certains sites non-manufacturiers et du transfert d'une partie de la fabrication de mémoire vers l'Asie.

Outre des salaires moins onéreux, l'Asie offre à la société la possibilité de se rapprocher de ses partenaires et, surtout, de réaliser ses transactions entièrement en dollars. En effet, produire en euros et se faire payer en dollars n'est pas du tout avantageux pour les multinationales, ces derniers temps.

Par D.S. (avec AFP) le 17 mai 2005 à 09:25
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