
Afin de trouver un compromis sur l'arrivée massive des textiles chinois sur les marchés européen et français depuis la levée des quotas le 1er janvier, Bo Xilai, le ministre chinois du Commerce, était à Paris ce mardi afin de rencontrer François Loos, son homologue français. Il a ensuite eu une réunion avec Thierry Breton, le ministre de l'Economie. Il doit encore participer mercredi à une rencontre ministérielle d'une trentaine de pays de l'OMC, où la question du textile ne manquera pas d'être évoquée.
Ce voyage a eu lieu après que Bruxelles a décidé de lancer officiellement jeudi dernier des enquêtes sur neuf catégories de produits textiles importées de Chine, quatre pays producteurs européens (France, Italie, Grèce et Espagne) ayant écrit à la Commission européenne pour lui demander d'appliquer une procédure d'urgence.
"Progression plus douce"
Bo Xilai s'est montré rassurant. La Chine "souhaite que l'augmentation des exportations textiles se fasse de manière modérée", a-t-il notamment affirmé. "Nous souhaitons atténuer l'onde de choc que pourrait provoquer une exportation massive de vêtements chinois. Nous faisons ce que nous pouvons pour empêcher une hausse brutale des exportations"dans le but d'arriver à un équilibre commercial", a-t-il ajouté. Il a souligné qu'après les fortes hausses des exportations en janvier et février, le rythme d'augmentation avait "considérablement diminué" en mars et avril. Selon lui, les exportations textiles connaîtront une "progression plus douce" en mai, juin et juillet prochains.
De son côté, François Loos s'est dit "d'accord sur le fait que la Chine peut mener une action importante pour ne pas perturber le marché".
Devedjian en Chine dans deux semaines |
Le ministre délégué à l'Industrie se rendra en Chine dans deux semaines dans le cadre de l'action de la France, a-t-il annoncé lui-même mardi à l'Assemblée nationale. Interrogé sur l'état des négociations avec la Chine, il a répondu "privilégier" le dialogue.
Il a souligné que le "problème du textile est un problème crucial". "Il est vrai qu'il était prévisible depuis dix ans et la France s'y est préparée", a-t-il ajouté, accusant malgré tout quelques minutes plus tard les députés de l'opposition d'avoir été "imprévoyants" sur ce sujet.
(photo : Bo Xilai et François Loos, lors de leur conférence de presse)
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