© DRLes députés ont commencé mardi l'examen de la proposition de loi UMP visant à mieux protéger les locataires en cas de vente à la découpe de leur immeuble. Les députés ont interrompu leur débat au cours de la discussion des amendements après avoir adopté l'article 1. Le débat reprendra jeudi matin.
Pratiquée par des marchands de biens, la vente à la découpe consiste à revendre appartement par appartement, à des prix souvent prohibitifs pour les locataires, des immeubles achetés en bloc à des institutionnels (banques, assurances...). Ce texte, présenté par Martine Aurillac (UMP, Paris), vise notamment à permettre aux locataires d'exercer plus efficacement leur droit de préemption sur leur appartement.
Insuffisante
Le dispositif prévoit qu'avant la vente en bloc d'un immeuble, le vendeur devra informer les locataires des conditions de vente et du prix de leur appartement, si l'acquéreur de l'immeuble ne s'engage pas à le maintenir sous statut locatif pendant au moins six ans. Ce dispositif ne s'appliquera qu'aux immeubles comprenant plus de cinq logements. La ministre délégué à la Cohésion sociale Catherine Vautrin a affirmé que cette proposition comportait des "avancées considérables". Elle a annoncé que la future loi Habitat pour tous "sera portée au Conseil d'Etat très rapidement" et que ce texte pourrait être inscrit à l'ordre du jour du Parlement à la rentrée prochaine.
Pour Annick Lepetit (PS), ce texte est "injuste" parce qu'"il ne concerne que les locataires qui peuvent acheter (leur appartement), c'est à dire une minorité". L'association de consommateurs Consommation, Logement et Cadre de vie (CLCV) estime que la proposition de loi est "insuffisante" et "inefficace" pour les locataires concernées.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





