© DRD'un côté, les faits : "Nous sommes en France dans une situation inacceptable: d'un côté 2,5 millions de chômeurs, de l'autre 500.000 emplois qui tardent à trouver preneurs". De l'autre, les solutions : "Eh bien, il faut agir, agir vite et faire en sorte que nous réglions l'ensemble de ces problèmes". Se présentant comme le patron d'un "gouvernement de service public" soucieux de travailler "dans la collégialité", le Premier ministre a de nouveau souligné jeudi soir sur France 2 que toute son action était concentrée sur l'emploi.
Dominique de Villepin s'est notamment employé à rassurer sur la mesure-phare de son plan d'urgence pour l'emploi, affirmant que le "contrat nouvelle embauche" était "plus protecteur" pour les salariés et resterait réservé aux très petites entreprises.
"La précarité, c'est le chômage"
Après s'être donné pour objectif, la semaine dernière, de rendre la confiance aux Français en 100 jours, il a quelque peu nuancé ses propos en indiquant vouloir, pendant ce laps de temps, "recréer les conditions de la confiance".
Souhaitant lever "un à un les points de blocage" qui, selon lui, entravent la lutte contre le chômage, il a indiqué que son plan d'urgence formait "un tout" et serait "en place au 1er septembre". Comme quelques heures plus tôt au Sénat, il a voulu rassurer les syndicats qui se sont élevés contre son projet de contrat nouvelle embauche, porte ouverte selon eux à une précarité accrue pour les salariés.
"La précarité, c'est le chômage. Ce contrat est un CDI, c'est un vrai contrat, avec une vraie rémunération et qui prévoit toute une série de dispositifs protecteurs pour le salarié (...) donc c'est plus protecteur que le système actuel", a-t-il marqué en soulignant qu'il permettrait aux "commerçants, artisans indépendants et professions libérales d'embaucher".
"Bien évidemment le patron"
Alors que son prédécesseur Jean-Pierre Raffarin s'était avancé en promettant de faire baisser le chômage de 10% sur l'année 2005, avant de se raviser, il s'est "refusé à donner des chiffres parce qu'il y a eu trop de déceptions". "Que l'on me juge sur mes actes (...) Je pense que d'ici la fin de l'année, le mouvement sera enclenché" vers une amélioration sur le front de l'emploi, a-t-il lancé, prudent.
Alors que beaucoup, y compris dans son propre camp, s'interrogent sur la viabilité du tandem composé avec son numéro deux Nicolas Sarkozy, il a assuré qu'il était "bien évidemment" le patron. "C'est le Premier ministre qui dirige le gouvernement. Mais vous savez, je suis d'abord soucieux du résultat et de l'action. Je n'ai pas de susceptibilité, pas d'amour-propre". "L'important pour moi, comme pour Nicolas Sarkozy et comme tous les ministres, c'est le service des Françaises et des Français", a ajouté M. de Villepin.
Le chef du gouvernement n'a pas souhaité commenter les informations parues dans la presse affirmant que le ministre de l'Intérieur souhaiterait quitter le gouvernement dès 2006 pour se préparer à l'échéance de 2007.
Quant à la "sobriété" de sa déclaration de politique générale mercredi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu: "le style Villepin Premier ministre, c'est 'il y a des problèmes, il faut des solutions'. Rassemblons-nous, travaillons ensemble de façon déterminée et nous aurons les solutions pour la France.
(Le Premier ministre jeudi soir sur France 2/DR)
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