GDF : ouverture du capital avant l'été

Par D'après AFP, le 09 juin 2005 à 07h57 , mis à jour le 09 juin 2005 à 09h07

Le gouvernement a annoncé mercredi l'ouverture du capital de Gaz de France pour le 23 juin, confirmant sa volonté de procéder au pas de charge à des privatisations. L'Etat conservera 78 à 80% du capital de l'entreprise.

GDFLe logo de GDF © LCI

Avec la victoire du "non" au référendum, le début de la privatisation de Gaz de France semblait être reléguée au rang des priorités… secondaires. Il n'en sera rien. Mercredi après-midi, le Premier ministre Dominique de Villepin à l'occasion de son discours de politique générale avait annoncé que cette opération aurait lieu "au plus vite". Le calendrier officiel était jusqu'à présent "à horizon de l'été".

Selon un communiqué du ministère de l'Economie et des Finances paru mercredi soir, "si les conditions de marché le permettent, l'ouverture du capital pourra débuter le 23 juin, pour une première cotation de l'entreprise début juillet, sous réserve de l'autorisation des autorités de marché". Cette annonce intervient quelques jours après la cession de plus de 6% du capital de France Telecom, qui a rapporté plus de 3,4 milliards d'euros à l'Etat. Le Premier ministre a également relancé mercredi la privatisation des sociétés d'autoroutes, un processus gelé en décembre 2003.

Salariés actionnaires

L'ouverture du capital de GDF est une opération mixte. Elle est composée d'une augmentation de capital, portant sur 40% du capital de Gaz de France, et d'une mise sur le marché, a précisé Bercy mercredi soir. Les salariés pourront aussi souscrire jusqu'à 15% des actions offertes, et le public le reste "à des conditions préférentielles". Compte tenu d'une valorisation de l'entreprise comprise entre 17 et 20 milliards d'euros, la part introduite représenterait environ 4 milliards, les 40% pourraient représenter environ 1,6 milliard, la part destinée aux salariés 600 millions, et la part destinée aux particuliers 1,8 milliard.

Refus des syndicats

Selon ce scénario, cette opération pourrait rapporter au final aux alentours de 2 à 2,5 milliards d'euros à l'Etat et de 1 à 1,5 milliards d'euros à GDF, selon le ministre de l'Economie, Thierry Breton qui s'exprimait jeudi matin sur Europe 1. A son terme, le personnel de Gaz de France pourra détenir 3% du capital, a encore précisé Bercy. "L'ouverture de capital de Gaz de France va en particulier lui permettre de disposer de capitaux supplémentaires, de renforcer sa capacité financière", écrit Bercy dans son communiqué.

Réagissant à l'annonce de Bercy, les syndicats CGT Mines-Energie, Energie-Mines FO et Unsa Energie ont chacun dit "non" à l'ouverture du capital de Gaz de France. "Contrairement à ce que vient d'affirmer M. de Villepin, la motivation n'est absolument pas de 'développer l'entreprise' mais de remplir les caisses de l'Etat pour financer les allégements de charges aux entreprises", a protesté la CGT en appelant le gouvernement à "stopper" ce processus, tandis que FO dénonçait une "réelle provocation envers les gaziers et électriciens".

Par D'après AFP le 09 juin 2005 à 07:57
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5 Commentaires

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  • Anti syndicats, le 09/06/2005 à 14h57

    Les syndicats sont vraiment à coté de la plaque !! Ils devraient mieux s'occuper des salariés au lieu de faire de la politique !

  • Patrice, le 09/06/2005 à 13h55

    Prenez tout, c'est le grand déballage ! Pourquoi diable libéraliser et privatiser EDF-GDF, si ce n'est par idéologie ? Qu'EDF retire ses billes de l'étranger, et qu'elle se contente de fournir de l'énergie aux citoyen de la manière la plus équitable possible, et surtout sous contrôle démocratique !

  • Henry, le 09/06/2005 à 13h40

    Ouverture du capital ? Mais c'est une privatisation complète qu'il faut effectuer ! Soumis à la loi de la concurrence, les tarifs baisseront comme partout ailleurs ! Et on cessera d'alimenter avec notre argent le comité d'entreprise qui se monte en centaines de millions d'Euros ! Quant au statut des personnels, ils commenceront à goûter leur bonheur de rejoindre la majorité des Français qui bossent sans la sacro-sainte mais anachronique et scandaleuse garantie de l'emploi ! Il paraîtra bien loin alors le temps des grèves de nantis...

  • Pat, le 09/06/2005 à 12h22

    Le gouvernement ne traite pas le chômage en tant que tel, mais va encore une fois faire du social...!! Le MAL français, ce qui conduit le pays à la ruine !!! Du social sûrement mais point trop n'en faut !!! Sinon c'est la ruine du pays, ce qui se passe d'ailleurs actuellement. Quand les français comprendront-ils cela ??? Donc pour faire dans le "social" il faut de l'argent, d'ou les privatisations, déjà prévue me direz vous !! Mais cet argent aurait pu servir à réduire la dette. Lorsqu'il aura utilisé l'argent des privatisations, et qu'il ne restera plus rien à privatiser, ou ira t'il chercher l'argent pour SON social ??? Mais me direz-vous il ne leurs restent que deux petites années à tenir...après eux les autres se débrouilleront, pour tenir ce "social" à un niveau aussi élévé. Le jour très proche ou nous serons au fond du trou, comment en sortirons nous ?? Les politiques français manquent de courage, dommage pour le pays, mais surtout pour ses habitants !!!

  • Eric, le 09/06/2005 à 11h52

    C'est ce qu'on appelle vendre les bijoux de famille pour jeter du pain aux canards. Je ne félicite pas , sans surprise.

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