© INTERNEAu lendemain d'un lundi de Pentecôte agité, Jean-Pierre Raffarin avait promis un bilan. Une commission ad hoc avait été mise en place : le comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité, composé de parlementaires de droite, ainsi que de personnalités issues du milieu patronal et de la haute fonction publique, qui s'est mis au travail le 17 mai, et dont les conclusions sont attendues d'ici la fin du mois. D'emblée, le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo (reconduit au même poste dans l'actuel gouvernement), avait évoqué des "assouplissements" à venir. Un besoin de souplesse sur lequel le président du comité, le député UMP des Alpes-Maritimes Jean Leonetti, est revenu mardi, en évoquant l'hypothèse d'un impôt pour remplacer cette journée.
S'exprimant lors du point de presse hebdomadaire du groupe UMP dont il est aussi le premier vice-président, Jean Leonetti a indiqué que beaucoup des personnes qu'il a auditionnées "adhéraient à l'idée de plus de souplesse". Evoquant "des solidarités qui ne sont pas négociables" comme celle en faveur "des handicapées et des personnes âgées, qui est consensuelle et partagée", il a fait état d'un "consensus sur un éventuel impôt" finançant ce type de solidarité. Il a toutefois précisé, dans un second temps, qu'aucune décision dans ce sens n'avait été arrêtée. "Le comité d'évaluation est au travail, le moment venu, il rendra compte de ses propositions", a-t-il fait savoir dans un communiqué, en précisant que pour l'heure, il "n'envisageait pas d'impôt supplémentaire spécifique en remplacement de la journée de solidarité".
Accoyer plaide pour une journée de solidarité diversifiée
Avant cette hypothèse, évoquée à demi-mot, d'un nouvel impôt, d'autres membres du comité, comme le député UMP du Haut-Rhin Jean-Louis Christ, avaient déjà mis en avant d'autre solutions possibles : mettre en place "sept heures de solidarité à la carte", rétablir la vignette automobile, taxer les assurances ou encore raccourcir d'un jour les vacances de la Toussaint...
Se plaçant au contraire dans l'hypothèse d'une reconduction de la journée de solidarité, le président du groupe Bernard Accoyer, s'exprimant également mardi, s'est montré critique sur sa mise en place, qui a essentiellement porté sur le lundi de Pentecôte travaillé. "Nous avions insisté, a-t-il dit, sur une journée de solidarité diversifiée de manière à ce qu'il n'y ait pas une spécification sur la suppression d'une journée en particulier, le lundi de Pentecôte. Si les députés avaient été mieux entendus, Jean Leonetti ne serait pas conduit à mener l'action qu'il mène pour permettre in fine, pour l'année prochaine, une application sans problème".
Photo d'ouverture : archives
Retour MYTF1
Chargement en cours...




